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Pour loger des SDF, le préfet réquisitionne l'ex-conseil régional de Rhône-Alpes

Dans la nuit du 30 au 31 décembre, la maison diocèsaine Saint-Irénée brûlait. Ce bâtiment du 5e arrondissement de Lyon, prêté par l’Eglise catholique, accueillait une centaine de SDF. Depuis, les sans-abri sont hébergés dans un gymnase de la ville de Lyon, à proximité.

Le préfet du Rhône a tenu sa promesse de ne pas pérenniser l’hébergement d’urgence dans les gymnases pendant le plan hivernal. Il a en effet décidé de réquisitionner une partie des locaux vides de l’ex-conseil régional de Rhône-Alpes, à Charbonnières-les-Bains, dans la banlieue ouest de Lyon.

Dans les prochains jours, selon les services de la préfecture, 120 SDF devraient y être relogés jusqu’à la fin de la période hivernale, début avril.
Du côté du Conseil régional de Rhône-Alpes, toujours propriétaire des locaux, on explique qu’il a fallu bricoler un ancien bâtiment accueillant des bureaux pour faire de l’hôtellerie. Des préfabriqués pour les sanitaires ont notamment dû être ajoutés dans la cour.

 

Toujours plus de SDF « sans solution »

Cependant, les températures vont encore chuter jeudi (-5 degrés annoncés à Lyon). Dans le cadre du « Plan grand froid », la préfecture devrait réquisitionner des gymnases pour loger toutes les personnes encore mal logées ou proprement à la rue. Car le plan hivernal n’arrive pas à répondre aux besoins, Comme le craignaient les responsables associatifs.
Malgré les 1098 places d’hébergement d’urgence ouvertes fin décembre dans le Rhône (chiffre préfecture), des personnes n’arrivent toujours pas à trouver de place dans un foyer pour sans-abri via le numéro d’urgence, le 115. Après avoir été réduit à 250 mi-décembre, ce nombre de « sans solution » remonte :

  • 444 « sans solution » le 10 janvier
  • 504 « sans solution » le 11 janvier
  • 371 « sans solution » le 12 janvier
  • 317 « sans solution » le 13 janvier
  • 580 « sans solution » le 14 janvier

Du point de vue des travailleurs sociaux, l’augmentation des appels au 115 s’explique essentiellement par une vie dans les squats ou bidonvilles rendue encore plus difficile avec des températures en dessous de zéro. On peut aisément comprendre.

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L'AUTEUR
Laurent Burlet
Laurent Burlet
Journaliste à Rue89Lyon - politique - questions sociales - écologie.
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