Politique 

Présidence du département du Rhône : Michel Mercier tire sa révérence

Elu maire de Thizy-les-Bourgs ce samedi 5 janvier, Michel Mercier vient de démissionner de la présidence du département du Rhône, contraint par la loi qui interdit de cumuler la présidence de deux exécutifs. Au moment où l’on a appris ce probable départ il y a quelques semaines, un des conseillers généraux du département du Rhône nous disait qu’il n’était malgré tout pas l’heure d’une nécrologie. Certes. C’est toutefois une page de la vie politique lyonnaise qui se tourne, avec l’assurance d’une retraite paisible de l’ancien garde des Sceaux, qui a mené la danse dans le Rhône depuis 1990.

La chronologie récente des annonces politiques de Michel Mercier mènent de façon assez logique à cette démission.

1. Le Rhône amputé pour moderniser la carte électorale

D’abord, on retrouve l’ex-président du Rhône aux côtés du président PS du Grand Lyon, Gérard Collomb, le 4 décembre dernier. Tous deux font l’annonce inattendue de la création d’une euro-métropole lyonnaise, qui signe la mort du département tel qu’il existe : le Grand-Lyon sort du 69, devient la première euro-métropole de France dans le cadre d’un projet loi de décentralisation spécialement taillé, qui doit être présenté avant l’été 2013. Le Rhône devient un territoire rural, circonscrit au Beaujolais, au Val de Saône, aux Monts du Lyonnais et aux Monts de Tarare.

Michel Mercier, qui est par ailleurs depuis le 6 décembre 2012 le coordinateur dans le Rhône du parti nouvellement fondé par Jean-Louis Borloo, l’UDI, s’était félicité d’être suffisamment ouvert pour moderniser la physionomie géopolitique locale, et Gérard Collomb l’en avait chaudement remercié.

2. Un dernier fait d’arme au profit du Grand Stade de l’OL

Les deux hommes ne se sont pas contentés de causer découpage territorial. Ils ont par le même temps abordé d’autres dossiers locaux, dont celui du Grand Stade, Gérard Collomb demandant à Michel Mercier de lui ôter une épine du pied (en tout cas une partie).

Juste avant de tirer sa révérence, l’ex-président du département fait voter à son exécutif une délibération très controversée : le Rhône est devenu le garant d’un emprunt à hauteur de 40 millions d’euros, dont doit bénéficier le constructeur Vinci, dans le casse-tête qu’est devenu le financement du Grand Stade.

3. La retraite paisible dans une « Thizy » engraissée

Puis, le 1er janvier, la fusion de plusieurs communes ont abouti à la naissance de deux nouvelles entités, dont celle de Thizy-les-Bourgs : anciennement Bourg-de-Thizy (2615 habitants), Thizy (une commune de 2483 habitants dont Mercier a été maire de 1977 à 2001), Marnand (616 habitants), Mardore (513 habitants) et La-Chapelle-de-Mardore (207 habitants). Ce qui aboutit à une honorable commune de 6000 habitants, à la tête de laquelle Michel Mercier vient donc de se faire élire ce samedi 5 janvier. Avec la satisfaction, peut-être, du devoir accompli ?

Pour l’heure, c’est l’UMP Michel Forissier qui assure l’intérim à la tête du conseil général du Rhône, en attendant les élections qui désigneront le prochain président du Département.

 

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L'AUTEUR
Dalya Daoud
Dalya Daoud
Redchef à Rue89Lyon.
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