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« Ni synagogue ni mosquée » : le GUD prépare une nouvelle manif’

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Le collectif 69 de Vigilance contre l’extrême droite a dénoncé un tract apparu sur le site du GUD, un mouvement étudiant d’extrême-droite redevenu actif à Lyon, particulièrement corsé. Il fait apparaître les visages de Dominique Strauss-Kahn, Jacques Attali ou l’imam Khomeiny au-dessus de la mention : « Ni synagogue, ni mosquée. Judaïsme et Islma, même combat, libérons la France de la gangrène ». Une manifestation publique du GUD pourrait avoir lieu à Lyon le 23 juin prochain, pour « redonner de la fierté aux Français ».

Le GUD ainsi que d’autres organisations d’extrême-droite aux méthodes musclées comptent manifester dans plusieurs villes contre le droite de vote aux étrangers. Le collectif exprime ainsi son inquiétude :

« Nous notons d’une part les liens étroits qu’entretiennent  certains membres du GUD Lyon avec les Jeunesses Nationalistes de Gabriac et donc avec l’œuvre Française, avec ce que cela implique. »


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1 commentaire posté

  1. L'histoire des Juifs en France ou sur le territoire lui correspondant actuellement, semble remonter au ier siècle de l’ère commune et se poursuit jusqu’à nos jours, ce qui en fait l’une des plus anciennes communautés juives d’Europe occidentale.
    Arrivés en Gaule peu après sa conquête par l’Empire romain, les Juifs s’y maintiennent sous les Mérovingiens et connaissent une période de prospérité sous les Carolingiens. Au xie siècle, la France devient un pôle florissant de la culture juive, abritant dans la moitié nord les communautés ashkénazes parmi lesquelles fleurit en Champagne l'école de Rachi et de ses continuateurs, et, au sud, les Juifs de Provence et du Languedoc. La situation se détériore fortement après les Croisades auxquelles font suite les procès du Talmud et les expulsions, temporaires puis définitives. Un millénaire après leur établissement, il ne reste plus de Juifs dans le royaume de France. Seuls subsistent alors comme communautés importantes, hors les frontières du royaume, les Juifs des États papaux et les Juifs alsaciens.
    Environ un siècle après l’expulsion des Juifs de la péninsule ibérique, des crypto-Juifs originaires du Portugal s’installent à Bordeaux et Bayonne. Au xviie siècle, les Juifs d’Alsace et de Lorraine se retrouvent eux aussi sous la juridiction de la France, suite aux traités de Westphalie.
    Les Juifs de France sont les premiers à jouir de l’émancipation que la France leur accorde au début de la Révolution française, tant dans la métropole que dans les colonies. Cependant, au « franco-judaïsme » s'inscrivant dans le cadre de la laïcité en France répond un « antisémitisme à la française » qui s’exacerbe notamment lors de l’affaire Dreyfus et sous le régime de Vichy. Brutalement isolés du reste de la population et poursuivis avec un zèle particulier par la Milice, 75 000 Juifs meurent au cours de l’Occupation parmi lesquels de nombreux réfugiés d’Europe de l’Est ou d’Allemagne.
    La France demeure cependant le choix naturel pour nombre de Juifs contraints de quitter l’Égypte et l’Afrique du Nord dans les années 1950 et 1960. La communauté juive de France, jusqu’alors essentiellement ashkénaze et assimilée, devient majoritairement séfarade et attachée aux traditions. Elle est, de nos jours, la plus importante d’Europe et comprend 483 500 personnes1 qui habitent principalement Paris, Marseille, Lyon, Nice, Toulouse et Strasbourg. Toutes les tendances « religieuses » s’y rencontrent, depuis les Juifs ultra-orthodoxes jusqu’aux Juifs assimilés.