Jean-Michel Aulas et Véronique Sarselli (LR) aimeraient-ils l’odeur de la naphtaline ? Après le méga-tunnel, le duo représentant la droite pour la mairie et la Métropole de Lyon a déterré un autre vieux projet des cartons : le métro E, mis en bière en 2022 car jugé surdimensionné.
Dans une conférence de presse (à laquelle Rue89Lyon n’a pas été convié) lundi 19 janvier, les deux candidats ont présenté leur plan : exit le TEOL, le tram-train de l’ouest lyonnais prévu pour 2032. À la place, le duo sort le grand jeu : un métro lourd reliant Tassin-la-Demi-Lune à Bellecour dans un premier temps, avant une extension vers la gare Part-Dieu.
La dorsale ouest-est irait ensuite vers l’aéroport Saint-Exupéry à l’horizon 2040, moyennant un débat en septembre 2026 lors des assises métropolitaines. Irréaliste et démagogique pour l’exécutif écologiste sortant.
Métro E : un tracé complet encore flou
La nouvelle ligne envisagée passerait par le Grand Stade de Décines et la LDLC Arena (propriété de la famille Aulas). Avec cette infrastructure XXL d’une trentaine de kilomètres, Jean-Michel Aulas et Véronique Sarselli font d’une pierre deux coups : exaucer le souhait des maires (LR) de l’ouest lyonnais d’un métro E, et celui de Jean-Michel Aulas de desservir son Grand Stade et les villes (LR) de l’est (Décines et Meyzieu).
Si la section Alaï-Bellecour a déjà été étudiée par le Sytral, l’autorité des transports en commun lyonnais, le reste du tracé (et du financement) est nettement plus flou. On s’est replongé dans les études pour tenter d’évaluer un chiffrage selon les options.
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