Jusqu’au bout, l’association a bien eu l’espoir d’éviter la faillite. Mais le couperet est tombé. Dans un communiqué publié le 3 septembre dernier, le club de basket Asvel VBF (Villeurbanne basket féminin), – sans lien avec celui de Tony Parker -, qui s’entraînait dans l’historique salle Raphaël-de-Barros, a annoncé son « clap de fin ».
Le tribunal de commerce a prononcé, en juillet dernier, la liquidation judiciaire de l’association, plombée par une dette de 350 000 euros, notamment à cause d’une « gestion pour le moins hasardeuse » du dernier entrepreneur à la tête de l’association, Jean‐Matthieu Delacourt, comme l’avaient révélé nos confrères de Médiacités. Cette faillite met fin à une aventure de plus de 60 ans, marquée par un engagement fort des bénévoles et des joueuses, mais aussi par une dernière gouvernance qui a précipité le club vers la chute.
« Plusieurs saisines prud’homales » signent la fin de l’Asvel basket féminin
Placé en redressement judiciaire depuis le mois de janvier, malgré des bénévoles investis qui ont tenté de redresser la barre, le club n’a pas réussi à sortir la tête de l’eau. Parmi les motifs avancés par le mandataire judiciaire, « plusieurs saisines prud’homales par des joueuses et par la manageuse générale, Virginie Kevorkian, licenciée en avril 2024, susceptibles de grever les très fragiles finances de l’association », dévoile Médiacités.
Près de 200 licenciées se sont donc retrouvées sur le carreau. Dans son communiqué l’Asvel VBF a tout de même tenu à rassurer : « le BCCL (Basket Charpennes Croix-Luizet), a repris une partie de nos encadrants et maintient la continuité de la majorité des effectifs ».
Et pendant que ce pan de l’histoire locale s’éteint, d’autres clubs fleurissent. Non loin de là, l’ASVEL de Tony Parker semble continuer d’étendre son influence, avec l’ouverture récente d’une école de mini-basket pour les filles. Le vert et blanc historique de l’ASVEL a laissé place au blanc, noir et rose.

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