Depuis fin 2023, les agentes de la Ville et la Métropole de Lyon peuvent avoir recours à des congés menstruels. Sur simple présentation d’un certificat médical, celles-ci ont pu bénéficier de deux jours d’autorisation spéciale d’absence (ASA) par mois, en raison de règles douloureuses. Mais cette avancée pour l’égalité professionnelle homme-femme pourrait bien être remise en cause.
Dans un courrier daté du 10 février, la préfecture du Rhône a demandé aux deux collectivités de mettre fin à ce congé menstruel. Elle s’appuie notamment sur une décision du tribunal administratif (TA) de Toulouse datée du 20 novembre 2024, qui constate « l’absence de dispositions législatives ou réglementaires » permettant la mise en place de ces autorisations d’absence.
« Suite aux ordonnances rendues par le Tribunal administratif de la Haute-Garonne, décidant du caractère illégal de la création des ASA « congé menstruel » (…) Mme la préfète du Rhône a écrit aux deux collectivités pour leur demander de bien vouloir se conformer à la jurisprudence édictée », explique la préfecture du Rhône.

Vous pouvez faire vivre un autre journalisme à Lyon : aidez-nous à réunir 15 000 euros avant le 4 mars pour continuer à vous informer en 2027. Pour cela, deux choses sont possibles : l’abonnement ou le don.
À quoi servira votre soutien ?
> 15 000 euros : nous continuerons à vous informer en 2027.
> 20 000 euros : nous pérenniserons notre newsletter politique Mairie à tout prix.
>30 000 euros : nous embauchons un quatrième journaliste avec un même objectif : informer, enquêter, révéler, et défricher des terrains où les autres médias ne vont pas.
Tous les moyens sont bons ! N’hésitez pas à partager notre campagne ou à donner à Rue89Lyon.
Cet article fait partie de l’édition abonnés. | Déjà abonné ? Connectez-vous
Abonnez-vous maintenant pour poursuivre votre lecture

Déjà abonné⋅e ?
Connectez-vous



Chargement des commentaires…