C’est un chiffre à confirmer, mais il permet déjà de dégager une (grande) tendance : 18 classes pourraient fermer sur Lyon pour cette année scolaire 2024 – 2025.
Plus précisément, on parle de 48 ouvertures pour 66 fermetures. « Attention, précise Stéphanie Léger (socialiste, gauche sociale et écologique apparentés), adjointe au maire de Lyon, déléguée à l’Éducation, il y a aussi des classes dédoublées. Certaines ne comptent que 14 élèves. » Néanmoins, elle indique que 18 postes d’enseignants pourraient être supprimés par l’académie.
C’est une des informations du point de « pré-rentrée » qui s’est tenu, ce jeudi 29 août, à Lyon. À la veille de celui du recteur académique, l’élue avait de nombreux sujets à aborder.
Parmi ceux-ci, on peut noter : la mise en place du nouveau périscolaire du soir (Peps), fortement surveillé par les parents, la continuité d’un travail de professionnalisation de la filière d’animation – la Ville peine à remplir tous les postes d’animateurs nécessaires au périscolaire – ou encore, les chantiers prévus pour rendre l’école plus « inclusive ». Sur le temps « périsco », la Ville déploie 34 animateurs dans 27 écoles disposant de dispositif Ulis. Des sujets sur lesquels nous reviendrons bientôt plus en longueur.

Baisse du nombre d’élèves à Lyon : un phénomène au long cours
Dans cet ensemble, cette baisse des effectifs interpelle, bien qu’elle ne surprenne pas. Depuis 2020, le nombre d’enfants dans les écoles décroît dans les établissements lyonnais. Un « phénomène national », indique Stéphanie Léger. « Il ne faut pas oublier que nous sommes sur une baisse générale de la natalité », indique-t-elle.
Selon elle, entre l’année 2022-2023 et 2023-2024, Lyon a perdu 1000 élèves. « On est sur un ralentissement du phénomène cette année », rassure-t-elle. Elle est aussi une conséquence concrète de l’augmentation du coût des loyers à Lyon, rendant difficile pour des familles de rester dans la ville. En comparaison, le sud de l’Ain voit ses effectifs augmenter, accueillant des familles lyonnaises délocalisées. À noter que cette évolution n’est pas homogène dans la Ville. Dans le 7e arrondissement, par exemple, l’école Wangari Maathai devrait donner de l’air aux autres groupes scolaires du quartier.
Ceci étant, cette diminution peut avoir un impact positif : la réduction du nombre d’élèves dans les classes. « La question est : comment on travaille cette baisse-là ? rappelle l’élue. On passe depuis quatre ans de classes de 30 à 25 élèves ». Un changement non négligeable en termes de confort pour l’élève, comme pour l’enseignant. Mais le tout pose des questions plus globales sur l’avenir démographique de Lyon.

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