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Étudiants à l’université Lyon 3 : pourquoi ça va mal

Dans la nuit du vendredi 8 au samedi 9 janvier, un étudiant en droit de l’université Lyon 3 s’est défenestré. Quelques jours plus tard, une autre tentative de suicide a été empêchée in extremis. Ce n’est plus un secret, ça va très mal dans les universités. Rencontre avec des étudiants de Lyon 3.

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A la manufacture des tabacs, le campus reste résolument vide, les étudiants sont en distanciel. ©LS/Rue89Lyon

La situation est de plus en plus préoccupante pour les étudiants lyonnais. Du fait du premier confinement, ils et elles n’avaient déjà pas pu finir l’année scolaire précédente dans de bonnes conditions et beaucoup avaient vu leurs enseignements tout bonnement interrompus par la crise du Covid-19.
Ces étudiants étaient nombreux à espérer que cette année, les choses seraient organisées en amont, pour éviter la débâcle de mars dernier. Pourtant, dès la rentrée de septembre, les élèves interrogés ont unanimement témoigné s’être sentis délaissés.
Quentin, étudiant en troisième année de droit à Lyon 3 et président de l’association étudiante l’UNI (classée à droite), raconte :

“A la rentrée, quand on a vu tout le monde dans les amphis, on avait le sentiment que la fac n’avait pas tiré des leçons du premier confinement.”

Heïdi, étudiante en master de philosophie à Lyon 3, ajoute :

“On venait de vivre un dernier semestre infernal, les infos disaient “tout sauf une deuxième vague” et là on fait la rentrée comme d’habitude, avec des amphis surchargés à la Manufacture des tabacs. Je crois pouvoir dire que tout le monde savait que ça n’allait pas durer.”

« L’hybridation était un moindre mal »

Pour les étudiants interrogés, le dispositif d’hybridation aurait pu être mis en place dès la rentrée. « L’hybridation », c’est l’alternance du présentiel et du distanciel, une semaine sur deux pour que les élèves ne soient pas tous en même temps à la faculté. Il a été mis en place trois semaines après la rentrée scolaire. Pour Adel, en deuxième année de master de droit des affaires, l’hybridation un élément positif :

“Même si ce n’était pas forcément adéquat de l’avoir imposé de la même manière dans tous les campus, l’hybridation est mieux que rien. Par exemple, au campus des quais nous sommes quinze par classe. Ce n’était pas très utile de mettre en vigueur l’hybridation.”

Quentin va dans le même sens. « L’hybridation était un moindre mal » :

“On gardait un lien social avec les profs et entre nous. En plus, ceux qui avaient vraiment peur du virus, ou qui étaient à risque, pouvaient très bien échanger leur semaine de présentiel avec des élèves qui n’avaient pas de bonnes conditions pour suivre le distanciel.”

A la Manufacture des tabacs, de rares étudiants font la queue au drive du Macdo. ©LS/Rue89Lyon
Depuis fin octobre dernier, l’intégralité des cours des étudiants de Lyon 3 sont passés en distanciel. Les élèves suivent donc les enseignements de chez eux, par Internet. La plupart de leurs cours leurs sont dispensés par visioconférences, ou parfois par des enregistrements vidéo.

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