Habillage
Hospices Civils de Lyon : des internes en médecine en surchauffe
Société 

Hospices Civils de Lyon : des internes en médecine en surchauffe

[Enquête] Ils représentent un tiers du personnel médical des hôpitaux publics de Lyon. Un rapport produit en mai 2019 par le Syndicat Autonome des Internes des Hôpitaux de Lyon (SAIHL) met en lumière la réalité des conditions de travail des apprentis médecins : 93% d’entre eux travailleraient jusqu'à deux fois plus que la limite légale du temps de travail salarié (fixée à 48 heures).

Un an plus tard, Lucas Reynaud, président du SAIHL, ne constate "aucun changement."

« La journée commence à 7 heures 45 avec la tournée des patients hospitalisés, raconte Loïc Margueron. Ils sont une dizaine en ce moment, assez peu pour le service ORL du CHU de Lyon Sud à Pierre-Bénite. Ensuite on se répartit avec les autres internes entre les consultations et le bloc opératoire. La journée se finit vers 17h. »

Avec la mise en pause des opérations les moins urgentes due au coronavirus, il a pu faire des journées de 8 heures. Presque une bouffée d’air pour cet étudiant en première année d’internat : au début de l’année, il a dû enchaîner les "semaines de folie".

Pendant son premier semestre au service ORL de l’hôpital Croix-Rousse, il quittait le travail entre 19 heures et 21 heures.

« J’ai parfois enchaîné plus de 100 heures par semaine. Le soir, il m’arrivait de rester dormir à l’hôpital. Nous avions plus de patients, dont une trentaine hospitalisés pour plusieurs jours, qui avaient des pathologies plus lourdes, dont des cancers. »

Loïc, comme les autres internes, a droit à une journée par semaine pour se former et suivre des cours. Mais la charge de travail hospitalier ne le lui permet pas toujours :

« Je n’ai pas pu me former au premier semestre. Le fonctionnement du service ne le permettait pas : ils avaient besoin des internes. Ce semestre, je vais pouvoir en poser quelques journées...»

Marion Zemour termine sa 4ème année d’internat en chirurgie pédiatrique. Elle a été interne aux Hospices Civils de Lyon, ainsi que dans des hôpitaux stéphanois et parisiens.

Ce contenu est réservé aux abonnés

L'AUTEUR
Pierre Petitcolin
Pierre Petitcolin

En BREF

Covid-19 : l’évolution des indicateurs de l’épidémie dans la Loire

par Bertrand Enjalbal. 2 711 visites. Aucun commentaire pour l'instant.

Covid-19 : l’évolution des indicateurs de l’épidémie dans le Puy-de-Dôme

par Bertrand Enjalbal. 450 visites. Aucun commentaire pour l'instant.

Covid-19 : l’évolution des indicateurs de l’épidémie en Haute-Savoie

par Bertrand Enjalbal. 11 806 visites. Aucun commentaire pour l'instant.