Lutte contre le sida : Emmanuel Macron à Lyon va-t-il toucher le fonds ?
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Lutte contre le sida : Emmanuel Macron à Lyon va-t-il toucher le fonds ?

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Alors que Lyon accueille la sixième conférence de reconstitution du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, les activistes de la lutte contre le VIH veulent inciter Emmanuel Macron à augmenter la contribution française.

Cet automne, le sort de millions de personnes pourrait bien se jouer à Lyon. Les 9 et 10 octobre, la capitale des Gaules sera aussi celle de la lutte contre le sida, en accueillant la sixième conférence de reconstitution du Fonds mondial de lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme. Un grand raout international, auquel sont attendus plusieurs chefs d’États africains et le Président français Emmanuel Macron, pour renflouer les caisses de cette fondation à but non-lucratif créée en 2002.

En 17 ans d’existence, le Fonds mondial a déboursé 41,6 milliards de dollars et aurait ainsi sauvé 32 millions de vies. Pour parvenir à l’objectif d’une éradication des trois pandémies d’ici 2030, il évalue ses besoins pour la période 2020-2022 à 14 milliards de dollars (contre 12,2 milliards lors du précédent cycle triennal), une estimation jugée minimaliste par ds nombreuses ONG.

En France, pas d’augmentation de la contribution depuis 2010

Si la France est, derrière les États-Unis, le deuxième pays contributeur au Fonds mondial (avec plus de 5,3 milliards de dollars engagés depuis 2002), elle est aussi le seul pays du G7 à ne pas avoir augmenté sa contribution depuis 2010, sous la présidence de… Nicolas Sarkozy.

En 2013 et 2016, le double refus de François Hollande d’intensifier les efforts hexagonaux avait été sévèrement jugé par les associations, qui avaient dénoncé « le choix mortifère de l’inaction ». Car pour atteindre les objectifs que le Fonds mondial s’est fixé, la hausse de la contribution française devrait être d’au moins 25 %, soit 1,35 milliard d’euros sur trois ans. Mais, contrairement à ce qu’il se passe aux États-Unis où le montant de l’aide est fixé par le Congrès (ce qui a jusqu’à présent préservé la contribution américaine des foucades de Donald Trump), dans notre système ultra-présidentiel, cette décision n’appartient pas aux parlementaires ni même au gouvernement mais bien au seul chef de l’État, qui use ici d’un pouvoir discrétionnaire.

Jean Pasteur, de AIDES, explique à Hétéroclite :

« Et elle est parfois prise à la dernière minute. En 2010, Sarkozy avait ainsi décidé d’augmenter la contribution de la France dans l’avion qui l’emmenait à New York… D’où l’importance de maintenir la pression jusqu’au bout ».

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