Les cinémas Lumière (ex-CNP et cinéma La Fourmi) proposent depuis 2015 des »tickets suspendus ». Une initiative solidaire permettant à des spectateurs d’offrir des places de cinéma aux bénéficiaires des minimas sociaux, mais sur laquelle Thierry Frémaux, boss de ce réseau lyonnais, ne communique pas du tout.

Après les cafés et les baguettes, place aux billets de ciné « suspendus ». Vous les trouvez dans les salles de cinéma de l’Institut Lumière à Lyon. Le concept est simple : une entrée à titre gracieux, entièrement financée par les dons des spectateurs.
Sur le comptoir à l’entrée : une petite boîte, dans laquelle chaque spectateur du cinéma peut laisser un peu de monnaie, selon son bon vouloir. Dès lors que quatre euros sont récoltés, une petite carte rouge est littéralement « suspendue » au mur, derrière la caisse.
L’offre est néanmoins réservée aux bénéficiaires des minimas sociaux – Revenu de Solidarité Active (RSA) ou Allocation de Solidarité Spécifique (ASS), sur présentation d’un justificatif à l’entrée.
Cafés suspendus : les lieux d’une nouvelle forme de solidarité à Lyon
Succès inégal des tickets suspendus

Près de trois ans après son lancement, le concept n’est pas encore totalement connu. Tant du côté des donateurs que des bénéficiaires. Pour un employé du cinéma Lumière Fourmi, le manque de communication en est probablement la cause :
« Beaucoup de gens demandent à quoi sert la boîte quand ils arrivent. Ils n’ont pas connaissance en amont du principe des tickets suspendus. Donc pour les bénéficiaires du RSA, il m’arrive de proposer moi-même le ticket. »
S’ils ne disposent pas de chiffres précis, les équipes des salles de l’Institut Lumière soulignent le succès inégal de ces billets solidaires :
« À Bellecour, nous avons beaucoup de demandes mais souvent pas assez de tickets à donner ».
Autre son de cloche au cinéma Lumière Terreaux où l’équipe enregistre une baisse des demandes :
« Ces deux derniers mois nous avons eu très peu de demandes. Nous en avons beaucoup plus entre septembre et mars ».

Joint à de nombreuses reprises par la rédaction, aux cinémas ou à l’Institut Lumière, on ne donne pas suite. Alors que l’on constate la mise en place du dispositif dans les salles de Lyon, c’est presque comme s’il était né spontanément, sans volonté sociale. Pourtant, c’est nécessairement le cas.
A côté des paillettes du festival Lumière qui démarre ce samedi 13 octobre avec une affiche flamboyante, il existe en tout cas cette possibilité -avec justificatifs.

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