Adieu le mono-écran de l’espace Baudelaire. Avec ses trois salles flambant neuves et ses 591 fauteuils, le Ciné-Rillieux va pouvoir multiplier ses séances : de 60 à 80 par semaine, avec de six à dix films projetés.
À l’origine, un précédent maire rilliard étiqueté PS, Jacky Darne, souhaitait la construction d’un édifice consacré au 7e art pour ses administrés.
Le projet a été finalement soutenu et validé par son lointain successeur étiqueté Les Républicains quant à lui, Alexandre Vincendet, lors du conseil municipal de septembre 2015 — pour un investissement de quatre millions d’euros.
Plus cher que d’autres cinémas municipaux de l’agglo
Se targuant dans un communiqué d’être « le plus beau cinéma de la Métropole », le tout nouveau complexe a déjà enregistré plus de 5 000 entrées depuis son ouverture. Une fierté.
Ouvert en décembre dernier lors des fêtes de fin d’année — au moment où la fréquentation des salles obscures atteint son pic — le cinéma rilliard semble avoir fait le pari du minimaliste, question déco. Sa directrice, Audrey Péguy-Gattegno promet que la prochaine étape est « d’aménager le hall d’entrée pour en faire un espace plus convivial. »
Sur les écrans de cette salle art & essai adhérant au réseau Grac, des séances avec débats, des opéras ou encore des cinés-goûters pour les petits spectateurs. Bref, du classique. Mais contrairement à d’autres cinémas municipaux comme Les Alizées (Bron) ou Le Zola (Villeurbanne) dont le tarif normal oscille entre 6, 50 et 6, 80€, celui de Rillieux-la-Pape atteint gaillardement les 7, 80€.
Sans doute mise-t-il sur l’effet de curiosité, et la fidélité des anciens habitués de la petite salle de l’Espace Baudelaire.
Une rivalité voisine future ?
Il lui faudra constituer rapidement son bassin de fidèles. Ne serait-ce que pour se prémunir d’une redoutable concurrence tout sauf hypothétique. La municipalité voisine de Saint-Maurice-de-Beynost a acquis un terrain de 12 000 m2 afin d’ériger un cinéma de cinq salles dont l’ouverture est prévue pour janvier 2021.
Ce projet devra cependant être validé en CDAC (Commission départementale d’aménagement commercial) en septembre prochain.
Tout l’enjeu pour le nouveau Ciné-Rillieux est de se différencier dès aujourd’hui, par sa qualité d’accueil et en proposant rapidement une ligne éditoriale suffisamment originale pour dessiner les contours d’une identité marquante. Pour le moment, un timide projet de festival a été esquissé, sans thématique ni échéance. Affaire à suivre.
Une des rares salles de l’agglo accessibles aux sourds et aveugles

Le nouveau ciné est équipé d’un système Twavox à destination du public malentendant, sourd et aveugle. Il permet — en téléchargeant l’application du même nom sur smartphone — de se connecter par wifi au réseau “Twavox” relié à l’appareil de projection. Résultat : pendant la projection, les sous-titres pour malentendants et sourds s’affichent en direct sur le téléphone.
Un meilleur confort sonore à l’aide d’écouteurs est également proposé ainsi qu’une audiodescription pour les malvoyants et aveugles.
À ce jour, seuls quatre cinémas dans la région lyonnaise ont installé le système — le Lumière Bellecour, les Pathé de Carré de Soie et de Vaise, ainsi que le Zola à Villeurbanne.
Par Aliénor Vinçotte sur petit-bulletin.fr.

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