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Avec l’agro-écologie, c’est aussi la création d’un parc naturel regional (PNR) à cheval sur deux départements (Haute-Loire et Lozère), qui semble être victime d’un plan d’économies façon Laurent Wauquiez.
Le dossier du PNR des sources et gorges de l’Allier touchait à sa fin après cinq ans de gestation et de concertation quand Laurent Wauquiez, qui a promis de mettre le conseil régional « à la diète », a annoncé mi-mai qu’il s’opposait à sa création.
L’objectif du parc naturel régional était de développer durablement ce territoire rural et montagnard, qui souffre de dépopulation et de dévitalisation, tout en s’appuyant sur sa richesse culturelle et naturelle. Dans les locaux de l’association de préfiguration du parc, à Langeac, la présidente Christine Banassat déclare :
« C’est l’incompréhension totale. Tout était prêt, toutes les collectivités avaient délibéré favorablement. »
Fin 2015, soixante-cinq communes sur les quatre-vingt-huit du périmètre d’étude, dix communautés de communes, deux départements, la Haute-Loire et la Lozère, et deux régions, Auvergne et Languedoc-Roussillon avaient approuvé le projet. L’enquête publique, obligatoire à toute création de PNR, avait rendu un avis favorable, indiquant que le parc « constitue une chance pour le territoire ».
« Des budgets de fonctionnement beaucoup trop lourds. Il faut les réformer, leur imposer une nouvelle donne. »
En lieu et place, le président de région propose aux élus des contrats de territoire avec les communes et assure que :
« Chaque année, 2,5 millions d’euros seront distribués pendant six ans pour créer des projets au lieu de mettre de l’argent dans une strate administrative supplémentaire. »
Laurent Wauquiez sait qu’il peut compter sur l’appui des chambres consulaires – agriculture, métiers et artisanat, industrie – fortement opposées au projet et à l’élaboration de la charte du PNR.
La promesse de M. Wauquiez de 15 millions d’euros reste vague et fait fi des potentiels apports du parc : développement d’un tourisme vert, d’une agriculture de qualité et protection de la biodiversité.
Ce sont justement les perspectives de « contraintes écologiques » (contrôle plus strict des rejets des eaux usées, ou encore absence d’éradication du loup), que les opposants – chambre d’agriculture en tête – ne veulent pas, brandissant la menace d’une « mise sous cloche du territoire ».
Le 9 juin, le Conseil national de protection de la nature a rencontré, à Paris, l’association, les départements et les régions, avant de rendre un avis sur le parc. Ultime étape avant que Ségolène Royal décide du classement, ou non, du territoire en PNR.
Après s’être entretenue avec Laurent Wauquiez, la ministre de l’environnement a annoncé qu’elle ne rendrait pas sa décision avant septembre, afin « de laisser le temps aux acteurs locaux de débattre ».
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