Vers 13h45, la préfecture du Rhône a annoncé que l’incendie était « circonscrit et maîtrisé ». Dans l’après-midi, le corps d’un salarié a été découvert dans les décombres. La manipulation d’un fût percé est à l’origine de cet accident chimique.
L’incendie a pris dans un dépôt de « produits finis à base de silicone et de solvants », selon un communiqué de la préfecture du Rhône.
Un imposant panache de fumée s’est échappé de l’usine chimique.
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— Julien Lahaie (@belleandjulian) 28 juin 2016
La préfecture a enclenché le Plan particulier d’intervention (PPI). Une centaine de pompiers du SDIS ont été dépêchés sur place. Ils sont intervenus en renfort des pompiers présents en continu sur le site chimique.
Les élèves de tous les établissements scolaires de Saint-Fons, d’un collège de Pierre-Bénite et de deux écoles primaires de Vénissieux ont été confinés pendant plus d’une heure.
De source syndicale, les salariés des usines chimiques situées à proximité de Bluestar ont également été confinés.
Un employé retrouvé mort
Selon la préfecture, 600 mètres carrés du bâtiment de stockage ont été détruits. Un pompier de l’entreprise chargé de la sécurité a été légèrement blessé et transporté à l’hôpital.
Rapidement, une personne a manqué à l’appel : il s’agit d’un employé de 28 ans, d’un des sous-traitants de Bluestar, la société GT Logistics.
Vers 16h30 le corps du salarié porté disparu a été découvert dans les décombres.
Une enquête a été ouverte par le procureur de la République de Lyon.
Un peu avant 14h30, le PPI a été levé, a indiqué la préfecture du Rhône sur Twitter et d’ajouter, dans un communiqué, « les fûts enflammés ne contenaient pas de produits toxiques ». A suivre.
La manipulation d’un fût percé à l’origine de l’incendie
Selon nos information, l’incendie s’est déclenché lors d’une phase de manipulation d’un fût de produit de chimique très inflammable (on ne connaît pas encore le type de produit) par le salarié que l’on a retrouvé dans les décombres.
Ce salarié est allé chercher au volant d’un fenwick un fût inflammable de 200 litres disposé sur une palette. En le manipulant, le fût a été percé.
Le salarié a alors sorti la palette à l’extérieur du hangar et l’a déposée sur une fosse de rétention mobile prévue à cet effet.
En faisant marche arrière, les fourches en ferraille de son fenwick auraient frotté la ferraille de la fosse mobile provoquant une étincelle. Les fûts se sont enflammés. Et comme le fût percé avait laissé une flaque de produit du hangar jusqu’à la fosse, le hangar a pris feu.
Suivant la procédure en pareil cas, le salarié a mis une bâche anti-feu sur les fûts. Puis il est retourné dans le hangar, certainement pour vouloir éteindre le début d’incendie avec un extincteur, ce qui n’est pas la procédure. Là, une explosion a eu lieu.

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