
A chaque département, sa personnalité préférée. Le site Slate.fr a établi une cartographie des noms propres les plus inscrits sur les plaques de rues françaises. Les journalistes du site d’information ont ainsi classé l’énorme base de données mise à disposition par le gouvernement. Ils ont trié dans une masse de données (visibles dans un document en ligne) les noms de rues, par département.
Curieux de savoir ce qu’il en est localement, on s’est penché sur la situation de la région Auvergne-Rhône-Alpes.
Le général de Gaulle en tête des noms les plus utilisés
La Métropole de Lyon, l’Ain, la Haute-Savoie et la Drôme sont restés dans la même veine que la moitié des départements français. Le Général De Gaulle arrive en tête dans ces trois départements et la métropole, malgré un passé de chef d’Etat pas toujours consensuel et parfois critiqué pour son autoritarisme. Mais comme l’écrit Sudhir Hazareesingh pour Slate, le « Grand Homme » fait un retour en force ces dernières décennies. Et c’est en héros de la Résistance et fondateur de la V° République qu’il marque la mémoire collective et les plaques de nos rues. Rien de curieux, donc.
Dans l’Isère, il arrive à égalité avec Hector Berlioz. Un choix qui se justifie puisque le compositeur est né à la Côte-Saint-André, au nord de Grenoble. Comme souvent, les « héros locaux » sont mis en avant dans leur département de naissance.
Un ancrage local qui laisse des traces
Dans le Cantal, c’est le nom de Georges Pompidou qui sort du lot. Rien d’étonnant vu qu’il est né dans un bourg à Montboudif. Le Marquis de La Fayette quant à lui, est né dans son château à Chavaniac, en Haute-Loire. C’est pour cela que l’on trouve en majorité son nom sur les plaques de rues du département auvergnat.
Pour certains départements, c’est un simple ancrage temporaire dans la région qui fait qu’un nom va être privilégié plutôt qu’un autre. C’est le cas du côté de la Loire, où l’on préfère Victor Hugo. Une personnalité qui a résidé à Blois, où son père a acheté une demeure pour ses vieux jours.
Les savoyards, de leur côté, traversent plus régulièrement des rues Jean Moulin que leurs voisins. Encore une fois, le choix du nom n’est pas anodin. Avant d’entrer dans la Résistance, Jean Moulin a officié au sein de l’administration préfectorale pendant huit ans.
Du côté de l’Ardèche, c’est le nom de Louis Pasteur qu’on a choisi de mettre en avant sur les plaques de rues. Sans véritable particularisme local, si ce n’est que le scientifique s’est vu proposé un poste de professeur dans le département.
Une signification parfois plus politique
Dans l’Allier et au Puy-de-Dôme, le nom de Jean Jaurès arrive en premier sur les plaques de rues. Un héritage davantage politique pour ces départements ancrés à gauche. L’Allier a par exemple été dominé par le SFIO pendant toute la période de l’après-guerre jusqu’en 1970.
Quant au Puy-de-Dôme, il a été longtemps sous influence du Parti radical de gauche et continue à l’être.

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