De la place Jean Macé (terme officiel du cortège), une manif sauvage a continué jusqu’à la place Gabriel Péri puis jusqu’à la place Bellecour. Trois interpellations ont eu lieu à cet endroit.
« On attendait deux fois moins de monde », a avoué un gradé policier.
« C’est un succès », pour la représentante Syndicat Général des lycéens (SGL), Leïla Mathias. Dans sa (courte) vie militante, elle n’avait pas encore vu « autant de monde ». Quant aux Jeunesses communistes, ils ont « remercié la jeunesse de s’être levée contre la Loi Travail ».
Une chose est certaine, une partie des milliers de signataires lyonnais de la pétition contre le projet El Khomri s’est retrouvée dans la rue. Il n’y a pas eu de mouvement unitaire « jeune » depuis les manifs contre le Contrat Première Embauche (CPE) en 2006.
Ce sont toutefois les syndicats de salariés et fonctionnaires, FO, FSU, Solidaires et surtout CGT qui ont fourni une bonne moitié des troupes, à l’arrière du cortège.
Les syndicats de salariés FO, Solidaires,FSU et surtout CGT fournissent le gros des troupes #loitravail #Lyon pic.twitter.com/dHMCzSNfPq
— Rue89Lyon (@Rue89Lyon) March 9, 2016
Une présence qu’a regretté l’une des initiatrices du premier appel à manifester ce 9 mars à Lyon, autour du mot clé #OnVautMieuxQueCa. Blanche Leconte :
« Même si c’est beau j’aurais préféré qu’ils viennent sans les drapeaux. »

Aux premières places, on trouvait les jeunes : lycées, étudiants et « précaires » comme ils le criaient.
De la place Bellecour à la place Jean Macé, via les quais du Rhône et l’avenue Berthelot, le cortège a sillonné les rues du centre de Lyon. Avec de vieux slogans remis au goût du jour : « François Hollande (ou Manu) t’es foutu, la jeunesse est dans la rue ».

Le matin, cinq lycées de l’agglomération avaient connu des blocages, selon le syndicat lycéen SGL (dont Saint-Just, Monplaisir, Saint-Exupéry et Chabrières – Oullins)
Manif sauvage, projectiles et grenades lacrymogènes
Place Jean Macé, les lycéens et étudiants ne se sont pas arrêtés. Laissant derrière eux les syndicats, ils ont continué en direction de la place Gabriel Péri et du siège du PS. Bloquant le cour de la Liberté, la police a fait usage de grenades lacrymogènes.
La manif sauvage a ensuite continué en direction de la place Bellecour où, rebelote, la police a envoyé des grenades lacrymogènes. Des projectiles ont été envoyés sur les forces de l’ordre.
Selon la police, trois interpellations ont eu lieu pour des jets projectiles à l’angle de place Bellecour et de la place Antonin Poncet.
La Direction départementale de la sécurité publique précise que ce sont au total neuf policiers qui ont été blessés, dont un, touché au dos, a été hospitalisé.
Selon Lyon Capitale, deux manifestants ont été blessés dont un hospitalisé après avoir été touché aux parties intimes par un lanceur de grenades de type « cougar ».
(Vidéo d’Antoine Comte, journaliste à Tribune de Lyon)
A 17 heures, quelques dizaines de manifestants faisaient encore face au CRS. C’était les derniers.

Le slogan « Aujourd’hui dans la rue, demain on continue », a-t-il annoncé la suite ? L’Unef a notamment appelé à une nouvelle journée d’action le 17 mars prochain.
> Article mis à jour le 10 mars après les précisions sur le nombre de blessés de la part de la DDSP

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