Par l’AFP (via liberation.fr)
La viticulture a connu une année de sécheresse exceptionnelle qui devrait réduire d’un quart les rendements dans la région du Beaujolais. Pour faire face à ces conséquences du changement climatique, des scientifiques étudient minutieusement leur impact, afin de déterminer les adaptations à effectuer dans le futur.
En effet, le climat reste un facteur prépondérant du goût et de la qualité du vin. La chaleur par exemple augmente le taux d’alcool et de sucre.
Pour l’instant, «le réchauffement a plutôt des effets favorables sur les vignobles septentrionaux comme le nôtre. Il nous permet d’avoir un raisin avec plus de maturité et plus joli» car moins exposé aux maladies dues à l’humidité comme le mildiou et l’oïdium, explique Bertrand Chatelet, directeur de la Sicarex (le centre de recherche des vignerons du Beaujolais) à l’AFP.
Mais depuis la canicule de 2003, les vignerons français ont pris conscience du problème. Et cette année exceptionnellement chaude et sèche montre bien les conséquences du changement climatique. Ainsi les vendanges ont commencé fin août en beaujolais, un mois plus tôt qu’il y a deux ans.
Plusieurs programmes de recherche sont menés en France et en Europe, comme les projets Laccave ou Adviclim, afin de suivre les évolutions climatiques et d’y proposer des solutions, régions par régions.
Pour les vignerons du beaujolais qui travaillent presque uniquement à partir de cépages de Gamay, il s’agit donc trouver la variété de gamay idéale à utiliser dans les années à venir, qui puisse à la fois résister aux conditions de plus en plus extrêmes tout en évoluant avec les goûts des consommateurs.
Pour l’instant, ils n’ont pas encore trouvé la perle rare parmi les gamay. La piste la plus sérieuse vient de Pully en Suisse avec le gamaret, une variété issue d’un cépage allemand blanc, le reichensteiner.

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