PAR L’AFP (via L’Obs)
Alexandre Gabriac, l’ancien leader des Jeunesses nationalistes, a été condamné jeudi 19 mars à deux mois d’emprisonnement et 4 000 euros d’amende. La justice lui reproche l’organisation d’une manifestation interdite en septembre 2012 à Paris.
57 personnes avaient été interpellées le 29 septembre 2012 après une tentative de rassemblement sur le parvis de Notre-Dame de militants qui entendaient protester contre les « zones de non-droit » et le « racisme anti-blanc », à l’appel des Jeunesses nationalistes. Cette manifestation avait été interdite par la préfecture de police de Paris.
Dans son jugement, le tribunal correctionnel a notamment estimé que le rôle d’Alexandre Gabriac dans l’organisation de la manifestation était établi par les déclarations « claires et précises » du chef d’état-major de la police et par des messages postés sur internet avant le rassemblement, dont deux par l’intéressé lui-même où il proclamait « la révolution ne se dépose pas en préfecture, à demain » ou « on n’a pas beaucoup d’alternatives sinon d’entrer dans l’illégalité ».
Le 24 avril, le tribunal correctionnel de Paris avait déjà condamné à une amende de 5 000 euros le président du groupuscule pétainiste de « L’Oeuvre française » Yvan Benedetti pour avoir participé à cette manifestation.
Alexandre Gabriac a été exclu du Front national en avril 2011 après la diffusion d’une photo le montrant en train de faire le salut nazi. Il avait ensuite fondé en octobre 2011 les « Jeunesses nationalistes », branche du groupe pétainiste l’ »Oeuvre française ». Les Jeunesses nationalistes et « L’Oeuvre française » ont été dissoutes en juillet 2013.
Aujourd’hui, Gabriac et Benedetti continuent leurs activités militantes. Ils ont notamment ouvert un local dans le Vieux Lyon.

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