Lors de sa campagne, Eric Piolle, le nouveau maire (Europe écologie-Les Verts) de Grenoble (Isère), avait promis que les moyens affectés à la vidéosurveillance seraient « réorientés afin d’assurer une présence humaine dans les quartiers pour prévenir la délinquance ».

Il avait aussi marqué les esprits le 31 mars sur le plateau de France 3 Alpes en déclarant qu’il allait enlever les caméras de vidéosurveillance et « essayer de les revendre à Christian Estrosi, qui veut en mettre plein dans sa ville [Nice, ndlr] ».
Dès le 10 avril, la mairie de Grenoble se fait plus timide sur une suppression immédiate des caméras de surveillance. Elisa Martin, première adjointe chargée de la tranquillité publique, déclare au Dauphiné Libéré :
« Laissez-nous le temps de rencontrer les agents municipaux, de comprendre leurs besoins, leurs attentes. Laissez-nous le temps d’expliquer aux Grenoblois notre projet, de leur exposer l’inutilité des caméras de vidéosurveillance.
Certes, si des caméras sont ciblées temporairement sur un point délicat et particulier, elles peuvent s’avérer utiles pour mener de véritables enquêtes, pour démanteler des réseaux. Mais ça ne relève pas du tout de la compétence municipale. La police, la justice, c’est l’Etat auquel nous ne pouvons pas nous substituer. »
Quatre jours plus tard, c’est Eric Piolle qui calmait ses ardeurs :
« On n’y croit pas à la vidéosurveillance mais on ne va pas se précipiter. On va arrêter le déploiement et on va discuter avec tout le monde pour construire une politique de tranquillité publique. Ce n’est pas en partant d’une position dogmatique et unilatérale qu’on arrivera à faire quelque chose. »
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