SUR l’AFP (via leprogres.fr)
Lundi, l’association française de lutte contre le Sida, AIDES s’est indignée d’une tentative d’expulsion à l’aéroport de Lyon-Saint-Exupéry d’une de leurs militantes vers le Cameroun. Patricia, militante de AIDES placée en centre de rétention depuis le 20 janvier, a été amenée dans l’avion pour Douala au Cameroun tôt lundi matin.
Une fois à bord, selon un communiqué de l’association, relayée par l’AFP (via leparisien.fr), elle aurait manifesté « sa détresse au commandant de bord qui a entendu sa demande et a refusé son embarquement » :
« En redescendant de la passerelle Patricia a reçu un violent coup de pied et chuté à terre. Alors qu’elle criait et pleurait, l’un des policiers lui a écrasé le genou avec sa chaussure à crampons ».
Ce mardi matin, le préfet du Rhône, « compte tenu de la gravité des allégations de l’association AIDES » , a saisis le procureur de la République au titre de l’article 40 du code de procédure pénale « afin de déterminer la réalité des faits ou leur caractère mensonger».
Dans cette lettre au procureur, dont l’AFP a eu copie, le préfet du Rhône, Jean-François Carenco donne a version de la police aux frontières :
«Placée au sein du centre de rétention administrative (CRA) de Lyon après ce refus de transfert, l’intéressée n’a pas attiré l’attention des fonctionnaires de police et ne présente pas de lésions manifestes et apparentes de violences récentes», en précisant que la jeune femme a «été vue par un médecin au sein du CRA».
Pour avoir refusé d’embarqué, Patricia « fait l’objet d’une procédure judiciaire » pour s’être opposé à une mesure d’éloignement, a précisé la préfecture.
Patricia, habitante d’Annesmasse (Haute-Savoie) a été interpellée alors qu’elle rentrée d’un week-end de formation AIDES, le 19 janvier dernier. Elle est depuis activement soutenue par l’association de lutte contre le sida, comme on le relate ce reportage de France 3 Alpes tourné quelques jours avant la tentative d’expulsion.
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