Elles estiment qu’elles ont été visées par la police non pas à cause de ce qu’elles avaient fait, mais parce qu’elles étaient « noires » ou « arabes ». Ce mercredi, une audience exceptionnelle contre l’Etat français s’ouvre au tribunal de Paris. Treize personnes, victimes de contrôles de police au faciès, selon elles, attaquent l’Etat et le ministère de l’Intérieur devant la justice.
Les plaignants ont entre 18 et 35 ans et ne sont pas des « militants » selon l’un de leurs avocats. Ils sont étudiants, salariés, noirs ou arabes et veulent pointer une pratique discriminatoire. L’Etat et le parquet préconisent de les débouter.
Parmi les plaignants, un habitant de 23 ans, originaire de Vaulx-en-Velin, près de Lyon. Il a été contrôlé le 27 septembre 2011 en bas de chez lui. Identité, fouilles, et palpations, sans aucun motif selon lui. « Pour nous c’est quotidien », raconte-t-il, « le fait qu’ils [les policiers] parlent mal, qu’il y ait des fouilles, le tutoiement, le ton un peu hautain ». Il l’avoue : « A la longue, c’est usant » et estime que si ces contrôles cessaient, la situation à Vaulx-en-Velin « serait plus calme ».
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