Les services secrets britanniques ont « secrètement accès » au réseau de câbles sous-marins reliant l’Amérique du Nord à l’Europe, et se servent de cet accès pour surveiller, analyser et partager avec la NSA (Agence américaine de la sécurité) le trafic internet qui y transite.
C’est une information du journal britannique The Guardian, repris par Le Monde, qui se base sur de nouveaux documents fournis par Edward Snowden, lequel avait déjà révélé l’existence du programme Prism, conduit par la NSA.
« [Les Britanniques] sont pires que les Américains », a expliqué Snowden à propos de ces nouvelles révélations.
Le Government Communications Headquarters (GCHQ), l’équivalent de la NSA, a lancé en 2011 Tempora, un programme qui comprend une évolution technologique majeure : les espions ne se contentent plus de consulter les données en direct mais peuvent désormais les stocker pour un usage ultérieur (trois jours pour du contenu et trente jours pour les métadonnées, qui renseignent entre autres la date, l’heure ou le lieu d’une communication).
Cette capacité d’interception et de surveillance comprend des appels téléphoniques, le contenu d’e-mails, des posts sur Facebook ou encore « l’historique de navigation des internautes ».
Le GCHQ profite d’une faille dans une loi ancienne pour mener à bien son entreprise de surveillance. Cette loi, qui date de l’an 2000, exige un mandat pour intercepter des données, mais prévoit une dérogation dans le cas où la source des données surveillées est à l’étranger. C’est en vertu de cette dérogation que le GCHQ surveille les câbles sous-marins.
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