Un terrain champêtre du Bas-Rhin, mercredi 10 avril, en fin d’après-midi. Autour, sagement accoudés à des barrières sponsorisées par les commerçants locaux, à peine un millier de spectateurs, en comptant les poussettes et les chiens. Pour susciter la folie, on a déjà vu cadre plus propice.
C’est pourtant là, au stade municipal du gros village de Vendenheim, 5 646 habitants au dernier comptage de l’Insee, que les filles de l’OL, qui disputaient un match de championnat en retard, ont remporté leur septième titre d’affilée.
Cette année, tous les adversaires des coéquipières de Lotta Schelin et Laëtitia Tonazzi ont dégusté. Passées à la casserole. Prends ça, Bernard Lacombe !
Et pourtant, au risque de jouer les rabat-joie, la fête avait quelque chose de profondément tristoune. Un goût fade. Comme un anniversaire surprise dont le principal intéressé serait déjà au courant à cause de ce pote relou qui n’a pas su se taire.
Chez les femmes, l’exemple de la saison dernière, où il avait fallu attendre un ultime Juvisy-Lyon pour connaître les championnes de France, reste l’exception qui masque l’absence de rivale(s) sur le long terme.
Et il ne faut pas se fier non plus au « choc » de samedi soir : en championnat, les banlieusardes franciliennes pointent à quatorze points des Lyonnaises. Il n’y a pas eu de surprise : l’OL a balayé Juvisy 3-0. Logique, vu l’écart entre les deux clubs en termes de puissance financière, d’infrastructures et d’effectifs. A l’été 2012, Lyon a d’ailleurs recruté l’une des meilleurs joueuses de Juvisy, Laetitia Tonazzi.
Les Lyonnaises ont remporté le championnat, trois journées avant la fin. Et, à dire vrai, tout le monde savait qu’elles seraient sacrées, dès la première journée.
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