Mercredi 27 février 2012, le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) a présenté son bilan de l’assainissement et du démantèlement des installations nucléaires du centre de Grenoble. « C’est la première grande opération de démantèlement à l’échelle d’un site qui s’achève », s’est félicité Philippe Guiberteau, directeur de l’assainissement et du démantèlement au CEA.
Décidé à la fin des années 1990, le démantèlement des six installations nucléaires de base (INB) grenobloises s’inscrit dans le cadre de la reconversion des activités de recherche installées sur les sites du CEA. L’objectif est de regrouper les activités nucléaires sur trois sites, Cadarache (Bouches-du-Rhône), Marcoule (Gard et Drôme) et Saclay (Essonne).
Reste néanmoins un point dur : le radier (à savoir la plateforme) du réacteur nucléaire nommé Siloé qui présente « de légers marquages radioactifs », indique Fréderic Tournebise, le responsable des opérations de démantèlement. En cause, une fuite d’eau intervenue en 1984 qui a entrainé en certains points une pollution radioactive de l’ordre de 20 becquerels par cm2. Si la fuite était connue, la pollution radioactive constitue une découverte inattendue qui a conduit l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) à déclasser le réacteur à l’exception du radier.
Le chantier a généré plusieurs centaines de tonnes de déchets de toute nature. Le coût total de la gestion des déchets est évalué à 22% du budget total de 300 millions d’euros, soit un peu plus de 65 millions.
Le polygone scientifique de Grenoble, où sont situées les INB démantelées, doit se spécialiser dans la recherche industrielle publique et privée. Le CEA y a notamment implanté deux centres de recherche avec le laboratoire d’électronique et de technologies de l’information (Leti) et un complexe dédié aux micro et nanotechnologies (Minatec).

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