« Des réquisitions de logements vides auront lieu d’ici à la fin de l’année », a annoncé ce jeudi la ministre du Logement, Cécile Duflot, en marge d’une visite dans un centre d’hébergement d’urgence pour sans-abri à Paris. « Trois lettres » seraient sur le point d’être envoyées aux préfets des régions les plus sous tension en matière de logements (Île-de-France, Rhône-Alpes et PACA).
A Lyon, la situation est effectivement toujours aussi tendue. Comme le prévoyaient les associations chargées de mettre en oeuvre le dispositif d’hébergement d’urgence des SDF, il y a toujours autant de personnes à la rue qui n’arrivent à trouvé une place dans un foyer pour sans-abri en appelant le 115. Ceux qu’on appelle les « sans solution ». Malgré l’entrée en vigueur du « plan hivernal », on comptait :
- 717 « sans solution » le 26 novembre
- 532 « sans solution » le 27 novembre
- 639 « sans solution » le 28 novembre
Le 18 octobre, la ministre Cécile Duflot, en visite à Lyon, promettait un « plan hivernal » qui s’adapterait aux besoins.
Même s’il salue l’annonce de réquisitions d’ici la fin de l’année, le porte-parole du réseau des professionnels de l’urgence sociale, Baptiste Meneghin, continue de s’interroger sur l’action des services de l’Etat :
« Cécile Duflot a promis de ne pas faire une gestion du plan froid au thermomètre. On peut dire que malgré la chute des températures, elle tient vraiment parole! En revanche, concernant l’adaptation de ce plan froid aux besoins, on se demande ce que font les services de l’Etat. Il y a des places dans des centres d’hébergement, prévues pour cet hiver, qui pourraient être mobilisées tout de suite ».
Contactée, la préfecture du Rhône n’a pas donné suite. Sur les 810 places du « plan hivernal » qui doivent être ouvertes, seulement 250 l’ont été. D’autres devraient ouvrir au cours du mois de décembre, ce qui devrait porter à 560 le nombre de places disponibles pour les SDF « sans solution ». Les réquisitions pourraient combler ce manque.

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