Guillaume et Laurent de Villiers étaient tous les deux convoqués ce jeudi 21 juin devant un juge d’instruction à Lyon, qui doit réexaminer les accusations de viols portées par le plus jeune, Laurent, à l’encontre de son frère, Guillaume. Les fils de Philippe Villiers, fondateur du Mouvement pour la France, se sont revus cet après-midi après plusieurs années de bataille juridique à distance.

Crédit photo : Maxppp
La première plainte, déposée en 2006, a fait couler beaucoup d’encre. Laurent de Villiers, 28 ans, martèle sans son frère Guillaume de Villiers, 34 ans, de viols répétés durant son enfance. Depuis, la cour d’appel de Versailles a prononcé un non-lieu en 2010, suite à quoi Laurent de Villiers a procédé à un recours devant la Cour de cassation, qui a abouti à la réouverture de l’instruction.
Alors qu’un doute subsistait encore ce matin, puisque Laurent vit aux Etats-Unis, et que Guillaume partage son temps entre la France et la Russie pour des raisons professionnelles, selon Le Parisien, tous les deux ont répondu présents à la convocation lyonnaise. Le magistrat a donc entendu les deux frères et il devra établir, d’ici le 2 octobre prochain, si les charges sont suffisantes pour faire juger Guillaume de Villiers devant une cour d’assises.
Dominique Tricaud, avocat de Laurent de Villiers, se projette déjà dans l’hypothèse du procès :
« La suite s’impose pour les deux frères de Villiers. Aucun des deux ne pourra vivre tant que la cour d’assises n’aura pas statué. Et ce que je dis pour Laurent qui est psychologiquement affaibli par cette affaire, je crois que c’est vrai aussi pour Guillaume de Villiers. »
L’avocat, qui parle de « collusion de tout le clan de Villiers » contre les accusations portées par Laurent, s’est aussi montré satisfait devant la presse, à la sortie du bureau du juge d’instruction, du temps passé sur le dossier ce jeudi.
Libération (payant) révélait hier l’existence de deux lettres envoyées à Laurent de Villiers, et compromettantes pour Guillaume de Villiers. La première aurait été écrite par une amie d’enfance de Louise, une petite soeur de Villiers, et par la mère. Elles écrivent que la petite soeur en question, Louise, aurait été victime d’attouchements de la part de Guillaume. La seconde proviendrait d’un ami d’enfance de ce dernier, évoquant d’une « appétence sexuelle » particulière chez lui et un goût pour la simulation de « viols collectifs entre garçons ».

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