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C’est un rapport de la Chambre Régionale des comptes Auvergne-Rhône-Alpes qui était très attendu et dont les conclusions sont révélées dans Le Progrès (payant).
Sur 68 pages, il dresse un bilan cinglant de la gestion de l’association Erai au cours de ses exercices entre 2008 et 2014. Cette structure dédiée au rayonnement international et à la promotion des entreprises régionales est devenue au fil des années une véritable tour d’ivoire, sans véritable contrôle de sa tutelle, c’est-à-dire le Conseil régional.

Telle une entreprise privée mais avec des financements publics représentant l’essentiel de ses ressources (6,8 millions publics sur un budget de 11,7 millions d’euros en 2014).
Le rapport pointe du doigt le conflit d’intérêts lié « aux recrutements de proches ou membres de la famille d’administrateurs ou d’agents de la région ». Sans pour autant citer le nom des personnes concernées.
Certains départs ont coûté très cher : ainsi Erai a été condamné à payer 239 670 € à l’un de ses employés « pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, modification d’éléments essentiels du contrat de travail (suppression de son poste), etc. »
« Les salaires favorisent les employés anciens et créent de nombreuses distorsions », observe la Chambre, qui ajoute également que « les membres du Codir (comité de direction) se sont octroyé collectivement une augmentation de prime de 24 % à une période où la santé financière de l’association est reconnue comme étant critique. Dans le même temps, les primes octroyées aux autres personnels diminuent en valeur réelle ».
Le tribunal de grande instance de Lyon a décidé la liquidation judiciaire d’Erai le 30 juin 2015. Toujours dans le Progrès, l’ancien président socialiste Jean-Jack Queyranne, alors aux manettes, admet que « il y a eu une fuite en avant ».

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