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[Appli] Métro de Lyon : connaissez-vous bien votre ligne ? (1/2)

actualisé le 16/11/2016 à 10h45

Vous empruntez les transports en commun de l’agglomération lyonnaise, tous les jours peut-être. Pour quelques stations ou l’intégralité d’une ligne de métro, de tram ou de bus. Si vous avez le sentiment de les connaître, beaucoup d’infos relatives à votre ligne sont en fait invisibles à vos yeux. Comme la répartition de la population, la densité de médecins, le niveau de revenu qui correspondent à la station.

Posez un œil différent sur votre trajet -en attendant le second volet de notre exploration du métro (une deuxième appli, quizz hyper dur pour les nuls). #ComingSoon

1. La ligne C1 vote Sarkozy, la ligne B et le T2 votent Hollande

Habitez-vous ou circulez-vous sur une ligne de droite ou de gauche ? Il s’agit ici bien entendu des personnes vivant à proximité des arrêts et stations des lignes TCL et non pas forcément des gens avec qui vous voyagez.

Les données des bureaux de vote pour le second tour de de l’élection présidentielle de 2012 dessinent sans surprise une carte électorale (certes particulière) favorable à François Hollande il y a quatre ans. Le candidat de droite Nicolas Sarkozy arrive en tête dans les bureaux de vote du 3e et 6e arrondissements situés le long des lignes principales TCL et à Caluire.

La ligne C1, qui démarre à Caluire et termine à Part-Dieu en passant la Cité Internationale, est ainsi « la plus à droite ». A l’exception des riverains du terminus à Part-Dieu, tous les autres le long de la ligne ont placé Nicolas Sarkozy en tête au second tour.

A l’inverse, le long des lignes B et D du métro ainsi que T2 et T4 du tramway, François Hollande a été largement plébiscité autour de la quasi totalité des stations. Les lignes C2 et A du métro sont les plus balancées politiquement.

2. Des revenus divisés par 5 le long des les lignes C2 et C3

Le long des stations du réseau principal TCL le revenu médian annuel des ménages s’élève à 19189 euros. Les lignes de bus C2 et C3 apparaissent comme les plus « inégalitaires ». Au fil de leur trajet le revenu médian des ménages est multiplié (ou divisé selon le sens dans lequel on emprunte la ligne) par 5.

Au démarrage de la ligne C2 à Rillieux-la-Pape, le revenu médian des ménages s’élève à 8170 euros autour de la station Les Alagniers (au démarrage près de l’Espace Baudelaire, il était pourtant presque deux fois plus élevé). 10 minutes plus tard, place Foch à Caluire il frôle les 31 000 euros. Deux stations plus loin, à la Cité Internationale, il s’élève à 41 000 euros.

Le long du C3, qui relie Vaulx-en-Velin à la gare Saint-Paul via la Part-Dieu, la variation est moins raide. Autour de l’arrêt Vaulx-les-Groslières, le revenu médian atteint 7 400 euros quant à l’autre bout de la ligne, autour des Halles Paul-Bocuse, il atteint 33 000 euros. Il augmente progressivement durant la traversée de Villeurbanne puis du 3e arrondissement de Lyon.

La petite ligne C du métro, reliant Hôtel de Ville à Cuire est sans surprise la plus homogène avec un revenu médian de l’ordre de 24 000 euros le long de ses stations. Au fil des autres grandes lignes du réseau, la variation est de l’ordre de 1 à 3. Parfois elle est abrupte. Pour les usagers de la ligne A du métro, en l’espace de 4 stations et toute petite dizaine de minutes, entre Foch et Flachet sur la commune de Villeurbanne, le revenu médian des ménages chute de moitié.

3. Les propriétaires habitent plutôt en bout de ligne, à l’extérieur de Lyon

La représentation des données concernant les propriétaires occupant leurs domiciles forme une cartographie plutôt claire. Le centre-ville de Lyon et ceux des grandes communes de l’agglomération ne sont pas habités majoritairement par des propriétaires occupants. Il faut aller en bout de ligne, notamment celles de tramway (T3, T4) et de bus (C2 et C3 notamment) pour trouver des logements (très) majoritairement occupés, jusqu’à 75 % parfois, par leurs propriétaires.

En dehors des centre-villes, les zones universitaires (notamment les arrêts du T1 et T4 à la Doua) où à forte vocation tertiaire (autour de la Part-Dieu ou de Gerland le long de la ligne B) sont elles aussi naturellement peu habitées par les propriétaires.

La cartographie des logements déclarés comme résidences secondaires, montre assez logiquement une situation inverse. Elles sont très peu nombreuses, souvent absente même, en périphérie et en bout de lignes. Les taux les plus élevés se rencontrent dans le centre de Lyon (autour des Terreaux notamment) mais aussi dans le secteur de la Cité Internationale.

4. Les diplômés et les cadres habitent dans Lyon

1 % de cadres autour de l’arrêt Mas du Taureau au départ du C3, 32 % en bout de ligne autour de l’arrêt Molière entre l’avenue de Saxe et le Rhône au niveau de Cordeliers. Le long du tramway T4 même constat. 1 % de cadres en bout de ligne, à Vénissieux, autour de l’arrête Lénine-Corsière notamment, quant un peu plus tôt autour des Archives Départementales, ils représentaient 25 % de la population des alentours.

Ces inégalités territoriales se retrouvent également en visualisant la répartition des personnes diplômés de l’enseignement supérieur le long du réseau principal de transports en communs. Elles se retrouvent concentrées dans Lyon très majoritairement. Leur proportion diminue au fur et à mesure qu’on sort de Lyon ou qu’on s’éloigne du centre (notamment en bout de ligne du T1ou de la ligne B du métro.

> Le second volet de « Métro de Lyon » permet de tester vos connaissances sur le réseau. => C’est par ici

 

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