NOS APPLIS  Société 

« Dans la région de Lyon, où habiter ? » : ce que révèle l’appli Rue89Lyon

actualisé le 08/09/2016 à 21h27

Rue89Lyon vous propose de vous plonger de façon ludique dans quelques jeux de données concernant l’aire urbaine de Lyon. Notre application vous permet de trouver la ville de la région de Lyon qui correspond le plus à vos critères. De cette masse de données, nous avons tiré quelques enseignements qui permettent de cerner un peu mieux certaines spécificités du territoire.

1. Les moins de 30 ans à la ville, les enfants à la campagne

L’affirmation est forcément réductrice et abrupte. Toutefois, quand on cartographie les données concernant la proportion des personnes âgées de moins de 30 ans on s’aperçoit d’une concentration plus importante dans les arrondissements lyonnais et la périphérie de Lyon. Les communes présentant les taux les plus faibles se situent dans des zones rurales : Sandrans (Ain), Coise (Rhône) ou Charette (Isère).

La commune « la plus jeune » est le 7e arrondissement de Lyon dont près de la moitié de la population a moins de 30 ans (49,84%).

La répartition des moins de 14 ans apparaît plutôt homogène sur le territoire de l’aire urbaine de Lyon. Peu de contrastes majeurs apparaissent sur une carte mais on notera toutefois que les taux plus élevés de villes « de parents » (car on suppose qu’ils accompagnent ces enfants) se retrouvent dans des zones relativement éloignées de la métropole lyonnaise et notamment le nord-Isère. Pour Lyon, c’est dans le 2e arrondissement que vous trouverez le moins de moins de 14 ans (13,88%).

2. Plus on s’éloigne de Lyon plus le revenu médian baisse

Une carte à l’échelle des communes ne permet pas de visualiser les inégalités, parfois fortes, qu’il peut exister à l’intérieur même des communes (notamment Lyon) et des poches de précarité et de « richesse » peuvent cohabiter. Elle permet toutefois de confirmer que les plus forts revenus se trouvent à l’intérieur de Lyon et dans une partie de la périphérie Ouest de Lyon. Mais aussi plus généralement que plus on s’éloigne de la ville centre (Lyon) plus les revenus baissent.

Les plus forts revenus se retrouvent sans surprise dans l’Ouest lyonnais (Saint-Didier-au-Mt-d’Or commune la plus « riche » avec un revenu médian par unité de consommation de près de 38 000 euros) et les plus faibles dans l’Est lyonnais (Vaulx-en-Velin, revenu médian de 12 077 euros).

Au-delà de la première couronne autour de Lyon, les revenus diminuent et les médianes les plus faibles se retrouvent aux extrémités de l’aire urbaine. Saint-Rambert-en-Bugey (Ain) avec un revenu médian de 16.300 euros, Saint-Martin-Lestra (Loire) avec un revenu médian de 16 600 euros. Des revenus bien en-deça du revenu médian de l’aire urbaine de Lyon qui s’élève à 21 325 euros.

3. Davantage de chômage à l’Est

Dans l’attente de chiffres du chômage plus récents sur l’ensemble du territoire, la situation de 2013 nous indique un taux de chômage médian de 5,44 % sur l’aire urbaine de Lyon. Les chiffres les plus importants se retrouvaient à Tenay (Ain) et Vaulx-en-Velin ou Saint-Fons (Rhône) avec des taux très proches de 15 % de la population active au chômage.

De façon plus générale, une cartographie des taux de chômage laisse apparaître une différence est/ouest qui va bien au-delà de proche périphérie de Lyon. Ainsi l’Est lyonnais au sens large (Nord Isère, et sud de l’Ain) concentrent les taux les plus élevés une fois sorti de Lyon et sa proche banlieue. Ainsi L’Isle-d’Abeau, Villefontaine, La-Tour-du-Pin affichent des taux de chômage aux alentours de 13 %. Sans surprise, les taux de chômage, à de rares exceptions, se retrouvent dans les communes les plus importantes du territoire : Vénissieux (14,92%), Vaulx-en-Velin (14,01%), Bourgoin (11,84%), Villefranche-sur-Saône (12,33%) (qui comptent environ 30.000 habitants).

 

4. Densité de médecins généralistes : de fortes disparités y compris dans Lyon

La cartographie de la densité médicale de médecins généralistes est difficile à appréhender. D’une part pour une question de méthode et d’autre part parce qu’une fois cartographiée elle ne fait pas apparaître d’enseignements évidents.

Déterminer d’éventuels « déserts médicaux » nécessiterait de prendre en compte l’ensemble des médecins (généralistes et spécialistes). Or, nous avons choisi compte tenu de la nature du territoire et de notre démarche de ne conserver que les généralistes libéraux. Dans une démarche similaire (selon le ministère de la santé un désert médical est une zone où la densité médical est inférieure de 30% à la moyenne nationale), nous avons établi une première carte (carte 1).

Sur le territoire de l’aire urbaine de Lyon la densité moyenne de médecins généralistes est de 1 pour 1300 habitants. Sur cette carte, les communes présentant une densité meilleure que cette moyenne sont représentées en vert, en rouge celles qui présentent une densité de médecins généralistes plus faible que la moyenne.

Sur une seconde carte (carte 2) nous avons fait apparaître les différences de densité médicale de façon plus fine sur le territoire.

 

Carte 1

En rouge les communes au-dessus de la moyenne de 1 médecin pour 1300 habitants, en vert celles présentant 1 médecin pour moins de 1300 habitants

En rouge les communes au-dessus de la moyenne de 1 médecin pour 1300 habitants, en vert celles présentant 1 médecin pour moins de 1300 habitants

Carte 2

Rhône-Alpes est une région qui dans son ensemble dispose d’une densité médicale satisfaisante. Les chiffres de la médecine libérale de l’Union Régionale des Professionnels de Santé de Rhône-Alpes pour le territoire de l’aire urbaine débouchent sur un ration médian d’un médecin généraliste pour 1600 habitants environ.

Ils montrent également des écarts toutefois importants. La commune de Domarin (Isère) est située sur le bassin de vie présentant la forte densité de généralistes libéraux par habitants : 1 généraliste pour 238 habitants. A l’autre bout du spectre, Peyzieux-sur-Saône et Saint-Etienne-sur-Chalaronne affichent un ration d’un généraliste libéral pour 5584 habitants. La carte 1 montrent ainsi des poches de faible densité de généralistes dans certaines communes du Beaujolais et du Nord-Isère.

Dans Lyon intra-muros les écarts sont très importants aussi et vont du simple au double. L’arrondissement le mieux doté est le 6e arrondissement avec 1 médecin généraliste libéral pour 697 habitants. Le 4e arrondissement quant à lui affiche le plus mauvais ratio de Lyon avec 1 généraliste pour 1970 habitants.

La proximité d’hôpitaux où exercent des médecins généralistes (de façon mixte pour certains, couplant une activité libérale et hospitalière) tempère les ratios les plus élevés de certains arrondissements lyonnais, notamment le 4e.

Le tableau des données

Si vous voulez explorer l’intégralité des données sur les plus de 500 communes de l’aire urbaine de Lyon, les voici dans le tableau ci-dessous. Vous pouvez trouver une commune en particulier grâce au champ de recherche en haut à droite et classer par ordre croissant ou décroissant chaque colonne simplement en cliquant sur son nom.

Partager cet article