Société 

La vache qui ne voulait pas aller à l’abattoir sauvée contre 10 000 euros

actualisé le 10/06/2015 à 18h28

[Article mis à jour] On imaginait bien la fin de cette histoire dans un pré fleuri.

Une vache s’est échappée début juin de l’abattoir de Saint-Romain-de-Popey (dans la région lyonnaise), ne voulant clairement pas finir débitée en steak. C’est Le Progrès qui raconte l’histoire, nous apprenant que la génisse a saccagé une partie de l’abattoir, réussissant finalement à sortir à toute vitesse, mobilisant neuf gendarmes pour gérer la panique, avant de se retrouver dans la cour d’une entreprise voisine de charpente.

Elle a été maîtrisée à l’aide de cinq piqûres d’un produit, qui lui offre finalement un sursis : sa viande est devenue impropre à la consommation en l’état. Aussi ses propriétaires devaient-ils attendre 30 jours pour que le produit soit évacué de son corps, avant de la renvoyer à l’abattoir.

Mais l’histoire de la vachette a ému, au-delà de nos frontières, rapporte 20minutes. Une militante belge de la cause animale a lancé sur change.org une pétition dans le but de sauver l’animal de son destin tout tracé. Elle espérait 5000 signatures. Dimanche soir, les compteurs avaient largement explosé avec 9000 soutiens, venus d’un peu partout, de France, d’Allemagne ou encore d’Autriche. Jusqu’à dépasser les 20 000 soutiens.

L’histoire ne s’arrête pas là. Brigitte Bardot a voulu elle aussi sauver la « petit vache ». Tout comme d’autres associations dont l’organisation parisienne de Stéphane Lamart (qui a notamment pour marraine Rika Zaraï). C’est à lui que l’éleveur et propriétaire de l’animal a finalement bien voulu la vendre. Pour un montant de 10 000 euros. Le Progrès a joint l’éleveur qui raconte avec un naturel déconcertant sa décision de céder sa vache à cette association :

« [Stéphane Lamart] a bien compris que ma vache, au très fort caractère, ne pouvait aller dans une ferme pédagogique et que s’il l’achetait, c’était pour la mettre dans une colline en rase campagne. Je lui ai dit que j’en voulais un euro par signature et comme il y en avait 10 000 à ce moment-là, ça faisait 10 000 €. C’est le prix d’une bête de concours mais comme elle est devenue une petite star. […] Il faut user des petits privilèges mais ne pas en abuser. »

Le paysan concède profiter de la notoriété de sa vache, mais promet aussi de ne pas la vendre à quelqu’un d’autre, même si on lui proposait un prix plus élevé.

> Mis à jour le mercredi 10 juin à 17h30.

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