Appartement 16
  • 16:17
  • 2 septembre 2014
  • par Heteroclite

Qui le premier colloque sur les études de genre, à Lyon, va-t-il agacer ?

1384 visites | 5 commentaires

Lyon accueille le premier congrès sur les études de genre en France, à partir de ce mercredi. Discussion avec Brigitte Esteve-Bellebeau et Arnaud Alessandrin, deux des intervenants.

Tandis que la nomination de la Lyonnaise Najat Vallaud-Belkacem au ministère de l’Éducation nationale réactive les fantasmes d’une partie de la droite et de l’extrême-droite sur un prétendu enseignement de la « théorie du genre » à l’école, le premier congrès sur les études de genre en France se tient à l’École normale supérieure (ENS) de Lyon .

Deux des intervenants, Arnaud Alessandrin et Brigitte Esteve-Bellebeau, ont codirigé l’ouvrage collectif Genre !, publié en mai dernier aux éditions Des ailes sur un tracteur, spécialisées dans les publications LGBT.

L’occasion pour les deux chercheurs de mettre au clair un certain nombre de points qui continuent à faire débat, par exemple ce dilemme qui se pose aux défenseurs de l’égalité des sexes : faut-il refuser en bloc l’expression « théorie du genre » pour mieux contrer la propagande des croisés de la Manif pour tous, ou bien, comme le suggère le philosophe Didier Eribon, se «donner pour projet et pour tâche d’élaborer cette « théorie », à partir de nombreuses approches déjà existantes» ?

«Il n’y a pas une « théorie du genre », il y a des théories sur le genre, réaffirme Arnaud Alessandrin. Et une théorie, ce n’est pas une idéologie, contrairement à ce qu’essayent de faire croire les « anti-gender », qui se placent du côté du bon sens et du réel. Mais le genre, c’est bien réel !».

Mauvais genre

Mauvais genre, la bande dessinée de Chloé Cruchaudet.

Les questions trans n’ont pas droit de cité à l’Université

S’ils ont incontestablement marqué des points dans l’opinion publique, les « anti-gender » n’ont, en revanche, pas réussi à intimider les mandarins de l’Université française : preuve en est le très vif intérêt suscité par ce congrès, qui, en quelques jours, a réussi à programmer plus de trois cent intervenants.

« L’intérêt pour ces questions s’élargit, mais à la marge », nuance toutefois Brigitte Esteve-Bellebeau :

« Il n’y a toujours pas un seul poste universitaire fléché « genre » en France».

«L’Agence nationale de la recherche finance très peu de travaux sur ces questions, qui continuent à susciter des résistances très fortes et restent perçues comme un sujet de recherche « à la mode »», renchérit Arnaud Alessandrin, qui déplore, entre autres, que les questions trans n’ont pas droit de cité à l’Université.

La critique se tourne même jusque sur la programmation de l’événement monté à l’ENS :

«Les thématiques queer et trans sont ainsi très peu abordées dans ce colloque», acquiesce sa collègue.

Congrès sur les études de genre en France, du 3 au 5 septembre à l’École normale supérieure de Lyon (7è arrondissement).

A lire sur heteroclite.org.


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5 Commentaires postés

  1. @darius1000 : votre commentaire a été modéré, merci de vous référer à notre charte.

    • ce colloque à « Lyon »
      Pas très respectueux de mettre en hyper lien « Lyon » qui redirige vers un site de vente de e-cigarette ‘

      Je ne vois pas le rapport avec l’article

      • Il n’y a pas de lien vers un site de vente de e-cigarette. Pouvez-vous préciser où l’avez-vous vu ? Merci.

        • @Dalya mon commentaire ne fait pas référence a l’article mais au commentaire de Darius1000

          je cite : ce colloque à Lyon a au moins l’avantage……….

          le mot « LYON » est un hyperliens qui redirige vers un site de vente e-cigarette smokeway

          je trouva pas très respectueux cette méthode par rapport a rue89lyon

  2. les études de genre (???)

    Pfff… Laissez moi rire !

    Vous avez déjà vu un taureau devenir une vache ?

    Quant aux transexuels, façon Marie-France, j’aimerais bien savoir ce qui pourrait leur arriver, si, pour une raison ou une autre, ils seraient privés de leur prise d’hormones féminines quotidienne ET OBLIGATOIRE (???)

    Hein… répondez-moi, vous qui êtes si « savants »…

    Faut pas se bourrer d’illusions les jeunes, êtres transexuel (c’est-à-dire être né avec un zizi MAIS prétendre être et vouloir ABSOLUMENT devenir une « Femme ») cela veut dire une piqure d’oestrogènes TOUS LES JOURS dans le cul, et… à heure fixe !!! SINON bonjour le monstre : une « soit-disante femme » avec de la barbe qui repousse par exemple, et dont les faux nichons partiront « en sucette », sans oublier un « pseudo-vagin » qui risque de se refermer irrémédiablement… Bref, un être devenu « bic et bouc » ! Un truc devenu « ni l’un, ni l’autre »… Rien de glamour, quoi…

    Et n’oublions pas les risques de cancer qui seront conséquences d’une hormonothérapie à outrance…

    Bref, les toubibs qui opèrent ces « travelos améliorés » ne valent pas mieux que le docteur Mengele d’Auswitch ! Car avec eux, « Big Pharma » a encore du « gros fric » à se faire… Et tant pis, si certains invertis mal dans leurs peaux (comme souvent c’est le cas pour ces êtres…) en crèvent !

    L’important c’est qu’ils RAPPORTENT !!! À ces messieurs de la « chirurgie » et… AUSSI de la pharmacie…

    N’oublions pas non plus , que… 50% des transexuels se suicident après opération : ils croyaient se réveiller dans la peau d’une Marilyn Monroe, MAIS en fait, ils se retrouvent dans la peau d’un Quasimodo, très efféminé il est vrai, et SURTOUT promis à une chimiothérapie lourde, très difficile à gérer avec ses effets secondaires TRÈS indésirables, et… à vie !!!

    Mais, LE PIRE c’est que pour eux… Il n’y a plus de retour en arrière possible !!!

    N’oublions pas AUSSI qu’une femme est femme, par ses ovaires (comprenne qui pourra…)