Politique 

Le Grand Lyon, une collectivité "en bonne santé financière"

En 2012, le débat sur le budget de la communauté urbaine de Lyon avait été marqué par les craintes d’un renchérissement du crédit. Avant les municipales de 2014 et le passage à l’« Euro-métropole », Le vote du budget 2013, ce lundi soir, a donné lieu à un concert de louanges sur le thème de la « bonne santé financière » du Grand Lyon. Un concert évidemment joué dans les rangs de la majorité, à l’exception du groupe Europe Ecologie / Les Verts (EELV). Les écolos, bien que votant le budget, ont marqué leur différence en insistant particulièrement sur les non-dépenses en matière de rénovation thermique pourtant prévues dans le Plan climat de l’agglomération.

 

Bonne santé financière mais baisse des dotations de l’Etat

Contrairement à d’autres collectivités, comme le département du Rhône, la communauté urbaine, n’est pas concernée par les emprunts toxiques. Et le service de la dette devrait s’élever à 13,2%.
Même l’UDI Max Vincent, pourtant dans l’opposition, juge ce budget « satisfaisant ».

Le président (PS) du Grand Lyon, Gérard Collomb a donc pu tranquillement conclure les débats :

« Si ça ne déchaîne pas les passions, c’est que chacun sait pertinemment que la communauté urbaine de Lyon a une bonne situation, à la fois par l’état des finances et par tout ce que nous avons réalisé au cours de ces deux mandats ».

Les inquiétudes viennent essentiellement de la diminution de 2% des recettes totales (soit 24,6 millions d’euros), du fait de l’arrêt de la taxe professionnelle et d’une diminution des dotations de l’Etat (-1%).

 

Pas d’augmentation des impôts

Mais aucune augmentation d’impôt n’est prévue pour compenser cette diminution des recettes. Période pré-électorale oblige ?
De leurs côtés, les dépenses de fonctionnement augmentent (du fait notamment de l’augmentation de la population et des nouvelles compétences) : + 0,7% à 1, 072 milliard d’euros.

Et puisqu’il s’agit de la dernière année pleine avant la fin de mandat, l’investissement reste à un niveau soutenu : 600 millions d’euros (contre 603 millions d’euros d’investissement pour 2012). Soit une moyenne de 450 millions par an, selon Jacky Darne, le vice-président (PS) aux finances.

Il reste notamment à réaliser :

  • Le deuxième tube du tunnel de la Croix-Rousse,
  • Le pont Schuman pour le prolongement du tramway jusqu’au carrefour Debourg, à Gerland
  • Les accès au Grand stade de l’OL
  • L’aménagement de la rue Garibaldi
  • La partie centrale des Rives de Saône

Si une toute petite partie de l’opposition a voté le budget, la droite (groupe Ensemble pour le Grand Lyon), par la voix de Baptiste Dumas, considère qu’une grande partie de ce qui a été engagé ne pourra pas être réalisé avant les prochaines municipales. Et d’affirmer :
« Ce sera un boulet pour la prochaine équipe ».

L’avenir (proche) nous le dira.

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L'AUTEUR
Laurent Burlet
Laurent Burlet
Journaliste à Rue89Lyon - politique - questions sociales - écologie.
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