Appartement 16
  • 12:30
  • 26 novembre 2012
  • par Stephane Rabut

Pour le père Culat, le metal est une musique "qui donne un supplément d’âme"

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Ce dimanche, chapelle de la Mache, à Lyon. Un crucifix fatigué et deux saints en plâtre veillent sur le public qui s’installe sur les bancs de messe. Parmi les fidèles, des métalleux arborent fièrement le T-shirt de leur groupe préféré, une croix de Taizé autour du cou. Derrière eux, un mur d’amplis est posé sur une scène.

Pas de doute, on est bien au débat entre chrétiens et fans de metal. Pour ce prêche d’un autre genre, c’est Robert Culat qui prend le micro, prêtre et expert de cette musique dite « du diable ».

Un métalleux audacieux porte un crucifix sur un T-shirt à l’effigie d’Immortal, groupe norvégien de black metal. (crédit : Stéphane Rabut)

Une coupe de cheveux quasi monastique, l’air de sortir du séminaire, un col romain bien visible, Robert Culat est un prêtre qui assume. Dans sa vie , il a deux amours : Dieu et le metal. A priori deux amours incompatibles. L’un prônant l’amour universel, l’autre ayant un penchant marqué pour l’anarchie, la mort, la destruction et le satanisme.

Du point de vue d’un néophyte, le metal et ses dérivés sont une musique du mal.

Image contre laquelle Robert Culat lutte, en se rappelant notamment la façon dont il est venu à cette musique, alors qu’il était aumônier dans les lycées :

« De ma vie, je n’avais jamais vu personne avec un look pareil : cheveux longs, tee-shirts noirs ornés de motifs morbides… Ces métalleux ne venaient pas me voir en curieux, ils étaient bel et bien catholiques. Cela a aiguisé ma curiosité et je me suis intéressé au genre. »

Une véritable épiphanie. Le metal devient vite une passion qu’il mène de front avec son ministère. Il écrit même l’un des livres de références sur la sociologie des métalleux : L’Âge du métal.

Organisée à l’initiative du diocèse de Lyon, la petite conférence s’est donc tenue devant une poignée de croyants tout à fait hermétiques à cette musique mais habitués à participer à chacune des activités proposée par la paroisse, et devant des métalleux catholiques, déjà convaincus pour leur part.

Le diacre du diosèce de Lyon, Pierre Benoît, auteur de l’ouvrage Les Chrétiens et les musiques actuelles (vendu pour l’occasion dans la chapelle), a joué le rôle de modérateur. Dans le cycle de conférences sur l’Eglise et les Arts initié par le diocèse, le metal devait donc être dédiabolisé. En tout cas expliqué.

Robert Culas, prêtre et expert en metal. Crédit : Stéphane Rabut/Rue89Lyon.

Crise de foi

Oui, on peut être chrétien et fan de metal. Un postulat qui est loin d’être évident tant le genre musical véhicule des préjugés forts, entretenus grâce avec une imagerie travaillée : symboles sataniques, provocation antireligieuse, propos politiques…

Le festival HellFest, qui est une référence mondiale en matière de grande réunion de métalleux, est régulièrement attaqué comme étant un « rassemblement de satanistes« , par des associations familiales catholiques comme Civitas, ou lors de prises de position virulentes par des politiques tels que Philippe de Villiers, Christine Boutin ou même François Fillon.

« Les catholiques devraient s’intéresser à des choses plus importantes que de vouloir interdire un festival de musique comme le Hellfest. C’est un événement payant : qu’on laisse les gens y aller. Si on suit la logique de ces opposants, l’église de Clisson (commune qui accueille le festival, ndlr) devrait être en ruine à l’heure actuelle », souligne avec humour Robert Culat.

Pour lui, le coupable ce n’est pas le metal, c’est le repli identitaire :

« Aujourd’hui, les catholiques sont de plus en plus minoritaires. Je ne parle pas des gens baptisés, je parle des pratiquants réguliers. Être catholique aujourd’hui nécessite une foi plus grande, plus forte. Ces extrémistes traduisent comme tous les fanatiques une incertitude de leur foi. On a l’impression de revenir au temps de Voltaire où il fallait défendre l’idée de tolérance. »

La conférence « Le metal et les chrétiens : des vibrations interdites? » à la salle de la Mache, à Lyon.

« Le metal parle de la mort qu’on cache de plus en plus »

Tolérance, c’est justement le mot qui manque à l’Eglise quand il s’agit de metal. En 2010, le père Culat propose une présence chrétienne lors du Hellfest. Une idée accueillie positivement par le festival et complètement rejetée par l’évêque de Nantes. Robert Culat, qui se fait appeler « padre Bob » dans les forums sur le net, se rappelle la posture du curé de Clisson en levant les yeux au ciel :

« Il ne voyait qu’une solution pour les participants du Hellfest : faire des veillées de prières pour convertir les participants. »

Alors que le metal, selon lui, est bien davantage : une possibilité de se doter d’un « supplément d’âme’, rien de moins. « C’est d’abord de la musique et 99% des fans l’écoutent pour la musique et non pas pour les paroles ou le décorum qui l’entoure », estime padre Bob, qui en parle de façon enthousiaste:

« C’est une musique qui demande un effort. Elle est aussi élitiste que le jazz ou la musique classique. Actuellement, on est dans une société qui pousse à faire le moins d’efforts possible. On encourage le médiocre, le digérable. L’une des qualités du metal, c’est une culture très réaliste. Elle ne cherche pas à nous endormir, elle nous renvoie en pleine face la réalité de notre monde. Le metal parle de la mort qu’on cache de plus en plus, de la guerre… Certains vont vivre le metal comme une religion et ça leur donne un supplément d’âme. Le metal remplit une fonction que ne tient plus l’Eglise catholique. Ça doit interroger l’Eglise ! »

Prosélyte sur la question, le prêtre mélomane qui officie actuellement à Copenhague s’est lancé dans l’écriture d’un nouveau livre sur son groupe préféré : Opeth. Le groupe emprunte aux styles les plus brutaux à travers des chants gutturaux et des séquences instrumentales très agressives tout en distillant des séquences progressives mélodiques, très douces et envoûtantes.

Le débat, dans la chapelle de la Mache, qui s’est finalement transformé en plaidoyer pour le metal et en cours magistral sur les différents courants au sein du genre, s’est achevé sur un concert donné par Stamina. Un groupe de metal qui présente la particularité d’avoir pour leader… un organiste d’église dans le civil.


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51 Commentaires postés

  1. 1– Vous réduisez le metal au metal extrême, et vous réduisez le metal exrême au courant sataniste.

    2– Vous confondez les thèmes abordés dans la musique punk à ceux abordés dans le metal.

    3– Il n’y a rien d’audacieux à porter un crucifix avec un t-shirt Immortal. Ce groupe est apolitique et non sataniste.

    4– Immortal est un groupe norvégien pas suédois. Vous le sauriez si vous vous étiez intéressé un peu à sa musique et aux thèmes abordés.

    • Cher un metalleux,

      C’est toujours un plaisir de croiser un exégète du Métal ( courant qui en forme, c’est le cas de le dire autant qu’un curé peu en bénir).

      Actuellement le truc ple plus audacieux en Métal, c’est le dernier Album de Thérion

      • Super article sur le seul curé suffisemment intelligent pour aller pécher ses clients/pigeons/frêres/canards la ou il y en a : Chez les jeunes
        Le prosélytisme religieux new age t’a vu

        « Actuellement le truc ple plus audacieux en Métal, c’est le dernier Album de Thérion »
        How about No, grab this 12 and blow your head off please kiddie

        Parkway drive
        Converge
        High on fire
        Tool
        Stonerkebab
        Orphaned Land
        Red Sparrowes
        Holy Fuck
        Meshuggah
        Iwrestledabearonce
        God is Lsd
        Akercocke
        An albatross
        Pelican
        Primus
        Baroness
        belenos
        Cult of luna

        … sont plus innovants que thérion.

      • En effet, fallait oser. Après bon, si c’était juste pour la provocation, c’est ridicule, mais à en croire le cerveau de Therion ce n’est pas le but premier. Alors si la motivation est artistique je respecte, bien que le résultat me déplaise (mais c’est purement affaire de goût).

        N’empêche je suis d’accord, il aurait fallu développer un peu dans cet article sur les différents point de vue vis à vis de la religion dans le metal. On trouve du fervent chrétien, il y a même un courant appelé Christian Metal, comme du détracteur. Et entre ces 2 extrêmes, tout un éventails d’opinions diverses.

    •  » 3– Il n’y a rien d’audacieux à porter un crucifix avec un t-shirt Immortal. Ce groupe est apolitique et non sataniste.  »

      Ce crucifix là est sans doutes plus provocateur que vous ne le pensez : vous remarquerez les lettres INS (in nomine satanis) qui l’ornent, en lieu et place du INRI (Iesvs Nazarenvs, Rex Ivdæorvm « Jésus le Nazaréen, roi des Juifs ») chrétien.

      Notez que je n’ai rien contre la provocation, j’en suis même assez friand. Et pour me situer un peu je précise que je ne suis ni fan de métal (bien qu’il m’arrive d’en écouter et de l’aprécier), ni grenouille de bénitier (loin de là, en fait je suis agnostique).

    • 1. C’est un article sur le prêtre Culat et son goût atypique au sein de l’église pour plutôt qu’une encyclopédie des nombreux sous courants du métal. C’est d’ailleurs lui qui parle des thèmes du métal plutôt que le journaliste

      2. Le propos du duré en question est justement de dire, si j’ai bien compris que le métal n’était pas réductible au satanisme.

      3. Il me semble que le terme audacieux utilisé dans la légende de la photo est plutôt gentiment ironique. Il n’est d’ailleurs pas indiqué que ce groupe est sataniste.

      4. rien de spécial à dire sur la confusion entre les nationalités de nos amis nordiques.

      5.avant de donner des leçons, c’est bien de lire attentivement et de ne pas faire le rageux sectaire de base.

    • Cher un métalleux, si tu avais lu plus sérieusement l’article, tu te serais rendu compte que cette image restrictive dont tu t’indignes est justement montrée dans l’article comme l’image que l’ignorant a du métal. Effectivement, un T-Shirt d’Immortal sera vu par celui qui ne connait pas comme un T-Shirt d’un groupe sataniste, peu importe qu’il le soit ou pas, l’ignorant s’en fiche et le catholique se fait un plaisir de le voir comme sataniste. C’est facile à comprendre quant on voit les vieux clichés sur le genre. Et n’hésite pas à te détendre un peu, ça fait cinq ans que j’écoute du métal et je ne trouve pas de raison de s’exciter comme ça sur un article qui n’a rien de détracteur.

      Chaleureusement.

    • Je ne suis pas d’accord avec toi, de nombreux groupes de Metal abordent des thèmes politique (Napalm Death, Blockheads, Sepultura, Trust, Extreme Noise Terror, etc)

  2. Une fois de plus, les metalleux (dont je suis depuis 20 ans) sont réduit à la partie extrémiste mise en vue par les intégristes d’en face (cf les noms politiques que vous citez).
    Et un metalleux devient forcément un sataniste….
    A vomir.
    Je porte des tee shirts de la « Vierge de Fer » (Iron Maiden), avec « Le numéro de la Bête » (The number of the Beast). Je rève de participer à la Fête de l’Enfer (HellFest) pour aller voir des nazis convaincus mais israélites (KISS).
    Les textes de metal parlent – parfois – de la guerre, de la mort… Certes mais en font-ils l’apologie ???? Que ceux que ces textes gènent tant prennent le temps de les lire et de les comprendre. Commencez, par exemple, par l’album précité d’Iron Maiden, un « classique »….
    Et sinon, que pensez-vous de « Judas » de Lady Gaga ? Pas trop choqués ? Attention pour l’indignation, ce n’est pas du metal là…

    Pour combattre un cliché, pourquoi le surexploiter ? Pourquoi mettre une photo aussi ridicule en tête de gondole ?

    Article décevant et sans grand intérêt à part de savoir que le père Culat (j’espère rencontrer un jour cet homme) prépare un livre sur Opeth, un des groupes les plus intéressants de la scène metal actuelle (à mon avis).

    Pardon pour mon ton qui pourra passer pour agressif.
    Je ne veux choquer personne. Juste secouer un peu toute cette saleté de bien-pensance qui pourrit notre société.
    Je n’écoute pas la musique qui passe en boucle sur les radios et les chaines musicales. Je ne suis pourtant pas un marginal….

    Vive le jazz, vive le metal…
    Et vivement le HellFest et la sortie de ce livre sur Opeth.

    Bien à vous.

    • Je ne vois pas où les « métalleux » sont « réduits » dans cet article.

      Moi tout ce que je retient du courant que vous défendez c’est : http://www.mapofmetal.com/#/home

    • Macareux, je veux bien que les cliché, soient énervants au possible (moi-même m’énervant assez facilement quand on use de cliché aussi débile soient-ils), mais cet homme : ce curé, aura tout de même mon respect et mes félicitation, car finalement il combat ces clichés et essaye de donner une meilleur image du metal au autres qui le rejette. De plus, quand il parle des textes, qui parlent de la guerre, il explique que finalement les groupes font de la dénonciation et que donc ils n’en font pas l’apologie.

      Voila

  3. Padre Bob strikes again ! Que d’energie.

    Marrant de voir la tronche à Culat et à Eikemo quand je viens de finir de processer des photos du Père Abbath…

    Par contre Opethh… ZZZZzzzzzz

  4. « C’est une musique qui demande un effort. Elle est aussi élitiste que le jazz ou la musique classique. Actuellement, on est dans une société qui pousse à faire le moins d’efforts possible. On encourage le médiocre, le digérable. L’une des qualités du metal, c’est une culture très réaliste. »

    Je ne m’attendais pas à lire ça d’un prêtre, comme quoi, il y a encore des catholiques qui savent s’ouvrir. Le couplet sur la médiocrité ambiante dans la musique actuelle et l’élitisme du métal (du moins, de certains groupes) est tout à fait vrai, il suffit d’écouter le S&M (album live de Metallica accompagné par l’orchestre philharmonique de San-Fransisco) pour s’en convaincre (direction Michael Kamen : https://fr.wikipedia.org/wiki/Michael_Kamen)

    « Un postulat qui est loin d’être évident tant le genre musical véhicule des préjugés forts »

    Comme ceux-ci ?
    « A priori deux amours incompatibles. L’un prônant l’amour universel, l’autre ayant un penchant marqué pour l’anarchie, la mort, la destruction et le satanisme. »

    Il existe quasiment autant de type de métal que de groupe. On ne peut pas réellement parler de satanisme lorsqu’on parle de Métallica ou de Epica. On ne peut pas réellement parler d’anarchisme non plus.

    Enfin, il faut vraiment rien n’y connaître au métal pour l’associer systématiquement au satanisme ou à l’anarchie.

    Oui, il y a des groupes de métal satanistes, non, il ne s’agit pas de l’ensemble du métal.

    • C’est surtout l’imagerie des groupes metal qui est souvent un mélange de « satanique » et de grand-guignol (tête de mort, instruments de torture, sabbat, vierge de fer, 666, etc). C’est cette imagerie qui impressionne. Évidemment, très très peu de groupes sont satanistes au sens religieux.

      Dans les années 60-70, certains prêtres, pasteurs ou aumôniers ont assez souvent fourni des locaux de répète aux groupes de rock. Façon intéressante de se rapprocher des jeunes.

      • Je connaissais pas, c’est marrant. Mais je ne pense pas que c’est ce que la plupart des gens (y compris les religieux) entendent lorsqu’ils parle de « satanisme ».

        • pourtant c’est ce satanisme là qui a inspiré beaucoup(tous directement ou indirectement) de groupe de rock Van Halen, Rolling Stones, Kurt Cobain, Marilyn Manson, Led Zeppelin, Iron Maiden… C’est sur que beaucoup de gens ont la version TF1 du satanisme , mais les religieux les vrais être sont propre dieu c’est du blasphème et c’est bien contre cette philosophie qu’il se battent . le rock est une religion alors quand j’entends parler de métal chrétien ça me fait rire pourquoi pas un chrétien musulman .

      • Le satanisme de LaVey est en quelque sorte un dérivé de l’anarchisme si on peut dire (ni dieu, ni maitre, je suis mon dieu, mon maitre, mon maitre a penser)

        • c’est ce qui fait peur aux religieux.

          • On est d’accord.

            Je suis agnostique mais pour ne pas mourir con je me suis renseigné sur à peu près tous les écrits « religieux » ou du moins relevant d’une philosophie alternative (bouddhisme, taoïsme, judaïsme, catholicisme, satanisme laveyen, satanisme comme entendu par la masse populi, etc . . .) et c’est vrai que pour la plupart des gens qui sont fermés et nourris à coups de TF1 et M6 ça fait trèèèèèès peur de se dire qu’il y’a des gens qui sortent du chemin tout tracé.

  5. Et le pirate métal, le viking métal, le folk métal et le gothic métal, et le nu métal, et le…métal chrétien ???
    Tous à mettre dans le même panier ???

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_genres_de_metal

  6. Rue89 Lyon pose son Culat.

    Ils ont vu Robert, et Jean et Jacques Culat.

    Ils ont préféré interviewé Robert, le curé, que Jean Culat.

  7. Une bonne récup de cureton bon il dit aimait un certains métal ?
    Mais des groupes contestataires comme Lofofora, Tasmaniac, Tagada Jones les Béru….Gogol1er etc qui justement rejetent sa société policée aseptisée ?
    religion oppression mentale !

  8. SLAAAAAAAYEEEEEEEEEEEERRR !!!!!!!!!!

  9. Bon article, dommage qu’on puisse pas toper !

  10.  » le genre musical véhicule des préjugés forts, entretenus grâce avec une imagerie travaillée : symboles sataniques, provocation antireligieuse, propos politiques… Le festival HellFest, qui est une référence mondiale en matière de grande réunion de métalleux, est régulièrement attaqué comme étant un « rassemblement de satanistes« »
    je ne pense pas que cette critique n’est qu’un préjugé . Dans le rock le métal on amène souvent à l’auditeur à réfléchir à penser par lui même à croire en lui à être lui même .croire en soi c’est l’antithèse de croire en dieu .Le rock est la musique du diable.

  11. Une approche qui dénote, ça fait du bien et c’est intéressant…
    Après on peut aussi préférer écouter de la vraie musique :p (troll inside #okjesors)

  12. Mais OSEF total ! A quand un reportage sur les véliplanchistes amateurs de couture ou sur les végétariens amateurs de spaghetti bolognaise ?

    • Ben ces articles feraient sans doute plaisir aux véliplanchistes qui font de la couture et aux végétariens amateurs de spaghetti bolognaise, ainsi qu’aux personnes qui s’intéressent un peu à tout. Il faut de tout pour faire un monde, même de gens blasés comme vous qui font des commentaires sur des articles qui ne les intéressent pas…

  13. Ce curé est sympathique, il me fait un peu penser à Guy GILBERT en atténué.

    Pour moi, votre article expose bien la foi d’une jeunesse qui est capable d’écouter de la musique ‘violente’ à connotations inquiétantes (sans l’être) et en même temps d’aller faire les esclaves dans une église…Mais toutes initiatives d’ouverture sont intéressantes.

    Et comme l’ont dit les autres commentateurs: il y a métal et métal. Les thèmes peuvent être très divers. Le genre de Métal dont vous parlez est surtout écouté par des adolescents.

    Moi je dis: Rendez nous le speed Metal des années 80 !

    • tu peux toujours l’écouter personne ne te l’a confisqué le speed des 80’s 🙂
      c’est ça qui est bien avec la bonne musique, pas de DLUO ou de DLC

  14. Opeth pour terminer l’article…comprend pas bien…

  15. Je recommande à tous la lecture du livre d’un ami, qui nous éclaire bien sur les relations entre la religion et le rock
    C’est ici
    http://www.irma.asso.fr/Rock-Religion

    • Ça me rappelle un pote :
      « Euh Dan, tu fais du thrash, t’es sataniste ?
      – Ben non Christophe, je crois pas en dieu, donc pas au diable non plus.
      – Ah ok… Mais pourquoi tu crois au diable ? » Mdr.
      Je trouve le cureton cool, c’est tellement rare (mais il me convertira jamais, niark niark). Et faut arrêter d’assimiler Metal et satanisme, beaucoup de courants en ont rien à foutre de dieu et satan, ça me fait marrer, et la grande majorité de ceux qui en parlent le font au second degré. Je fais du Metal depuis 35ans, j’ai jamais fait de sacrifice, profané de tombes, brulé des églises… et c’est pas demain la veille.
      Enfin bon, curé cool, respect.