L’association des victimes des crimes sécuritaires et l’association Idir Espoir et Solidarité, appellent à manifester contre « les violences d’État, policières, pénitentiaires, judiciaires, et le racisme systémique ». Le rassemblement est prévu samedi 21 mars à 15h, place Jean-Macé (Lyon 7e).
Cette manifestation s’inscrit dans la dynamique des mobilisations antifascistes et féministes qui se sont multipliées depuis l’hommage à Quentin Deranque – récupérée par l’extrême droite radicale – samedi 21 février à Lyon. Un mois plus tard, veille du second tour des élections municipales, la manifestation au départ de Jean-Macé s’attaquera au « déni des violences, et [à] la surenchère sécuritaire ».
À Lyon, une manifestation place Jean-Macé
Au cœur des revendications, les collectifs dénoncent les « crimes racistes ou sécuritaires » dus, selon eux, aux « mesures mortifères soutenues par le gouvernement Macron, via son ministre de l’Intérieur ». Ils interpellent notamment Laurent Nuñez sur son refus de « suspendre les policiers à l’origine de la mort de El Hacen Diarra », retrouvé mort au rez-de-chaussée du commissariat du 20e arrondissement de Paris.
« Quand le ministre de l’Intérieur pratique le déni des violences, et la surenchère sécuritaire, voire jette de l’huile sur le feu, il ne faut pas s’étonner que des actions brutales des forces de l’ordre se perpétuent, ou que ceux-ci se sentent désinhibés de toute contrainte ou de poursuite judiciaire… »
Les deux associations à l’origine de cet appel condamnent aussi la « dénégation pure et simple des crimes racistes [à l’image du] silence total sur l’assassinat raciste d’Ismaël Aali ». Retrouvé mort dans un étang près de Lyon, « il n’a pas eu droit à une montée au créneau du Procureur de la République de Lyon […], ni de minute de silence de la classe politique », tacle les organisatrices.



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