Dix jours après le défilé de militants néo-fascistes dans les rues de Lyon, l’intersyndicale du Rhône (CGT, FO, FSU, Solidaires, Unsa, CNT-SO, CNT) rappelle son refus de la violence de l’extrême droite, et organise un rassemblement à la Bourse du travail, ce mardi 3 mars, à 12h30. « Nous refusons la criminalisation de l’antifascisme », précise Solidaires dans un communiqué qui fait suite à une « attaque à la barre de fer » du local de l’union départementale Solidaires du Rhône, dans la nuit du 14 au 15 février.
Si les groupuscules d’extrême droite lyonnais n’en sont pas à leur premier coup, les syndicats font état d’une multiplication des tentatives de déstabilisation. Celles-ci s’accroissent après l’hommage à Quentin le 21 février, qui a rassemblé plusieurs figures majeures de l’extrême droite violente.
Ce même jour, la CGT Ville de Lyon avait reçu des menaces explicites « d’attaque à la bombe » afin de « tuer […] les sales rouges et autres nègres ». Le mail de menace a également été adressé à plusieurs mairies d’arrondissement et au siège des écologistes lyonnais.
À Lyon, une manifestation intersyndicale place Guichard
À ces déstabilisations s’ajoutent des « menaces de mort émises à l’encontre de militant·es du mouvement social » et la dégradation de nombreuses permanences parlementaires à l’échelle nationale. Pour nos confrères de Vert, Eliot, référent des Jeunes écologistes, raconte que le local a également été visé par une alerte à la bombe lundi. Lui-même a été victime de menaces de mort et de viols depuis le drame.
En prévision d’une plus grande mobilisation antiraciste et antifasciste le 14 mars ,au départ de la place Bellecour, la veille du premier tour des élections municipales, ce rassemblement vise à rappeler que « l’extrême droite est notre ennemi mortel », selon le communiqué de l’intersyndicale.
Depuis la mort tragique du militant néofasciste Quentin Deranque, la criminalisation de l’antifascisme prend de l’ampleur. Pour autant, les syndicats n’occultent pas « la mort d’un homme suite à un déchaînement de violences, […] un drame et un échec social collectif », indique Solidaires dans son communiqué.

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