« Protège ta garde, lève tes coudes ! », crie Nelson, l’entraîneur du club de boxe, à Omar qui s’exerce aux frappes avec Adama (prénoms modifiés). Dans un gymnase situé sur les pentes de la Croix-Rousse (Lyon 4e), à 18 heures, cet entraînement gratuit de boxe anglaise a déjà commencé depuis deux heures.
Côte à côte, en plein exercice de frappe, Adama, grand et musclé, semble mieux s’en sortir que son adversaire plus petit et aux cheveux tressés, Omar. Arrivé à Lyon il y a un mois, ce dernier parle plus facilement, tandis qu’Adama se montre plus réservé et préfère ne pas se confier aux journalistes. Tous deux dorment sous des tentes, en plein hiver, au campement des Chartreux (Lyon 1er), comme près de 300 mineurs isolés qui survivent dans des conditions précaires depuis janvier 2025.
Ils ont découvert le club dimanche dernier lors d’un entraînement organisé au gymnase Chanfray (Lyon 2e). Un lieu réquisitionné dans le cadre du plan Grand froid déclenché fin décembre pour héberger des personnes sans abri. Mais la préfecture du Rhône y a mis fin le 13 janvier : les jeunes, désormais sans solution d’hébergement, ont dû retourner au campement.
Lisez la suite pour 1€
En profitant de notre offre d’essai, résiliable en ligne à tout moment.
Pour accéder à cet article, il faut être abonné. Pourquoi ?
Les informations exclusives, les enquêtes et certains reportages constituent l’édition abonnés de Rue89Lyon. En tant que média indépendant, nos ressources proviennent de nos lectrices et lecteurs abonnés, aucun milliardaire ni groupe bancaire ne nous finance.
Nous demandons à nos lecteurs une faible contribution pour disposer à Lyon d’un média vigie des pouvoirs locaux, capable d’enquêter et de traiter les enjeux locaux en profondeur et dans la durée.
Chaque abonnement compte. Toutes nos recettes sont investies dans un journalisme local indépendant, dont la force et la réactivité dépend directement du nombre d’abonnés actifs.
Déjà abonné⋅e ?
Connectez-vous


Chargement des commentaires…