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Agression raciste au Groupama Stadium : prison avec sursis requise contre un supporter lyonnais

Mardi 20 janvier, le tribunal judiciaire de Lyon s’est penché sur le cas de deux supporters de l’OL. L’un est accusé d’avoir frappé une jeune femme pour des motifs raciste et sexiste au Groupama Stadium en 2024, l’autre était poursuivi pour provocation à la haine. Une affaire qui a traîné, du fait d’une enquête parcellaire et d’une procédure tortueuse.

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Capture d'écran de la caméra de l'OL TV au Groupama Stadium, qui a diffusé en direct l'agression, le 25 mai 2024.
Capture d’écran de la caméra de l’OL TV au Groupama Stadium, qui a diffusé en direct l’agression, le 25 mai 2024.

Prostrés, la tête rentrée dans les épaules et le regard fuyant, Thibault D et Adrien D ont peiné à se défendre face au tribunal judiciaire de Lyon, mardi 20 janvier. Les faits reprochés aux deux frères sont graves : les deux sont poursuivis pour « provocation publique à la haine ou la violence » et Thibault D est également accusé de « violences volontaires », aggravées par un motif raciste.

L’affaire remonte au 25 mai 2024, à l’occasion de la rediffusion sur grand écran de la finale de la Coupe de France OL-PSG, au Groupama stadium. Placées contre une barrière, Anissa et son amie Samara (prénom modifié) assistent au match. À leurs côtés se trouve un groupe de trois jeunes hommes, dont les deux frères à la barre, ce mardi. À l’occasion d’un but, peu après la mi-temps, Thibault D se faufile jusqu’à la barrière et fait mine de célébrer le but, tout en assénant de violents coups de coude à Anissa et Samara.

Devant le tribunal judiciaire de Lyon, celui-ci a tenté de plaider des coups non intentionnels. Sa version des faits n’a pas su convaincre le procureur de la République, très incisif devant le jeune homme de 25 ans, déjà condamné en 2022 pour violences conjugales. Le ministère public a requis dix mois de prison avec sursis contre le supporter lyonnais, avec un sursis probatoire de deux ans, l’indemnisation des victimes et l’obligation de pointer au commissariat les soirs de match.

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