« Un corps ne peut pas partir dans un simple sac en plastique », lâche Mina Hajri, en sirotant un café. La cinquantenaire, membre du collectif Morts sans toi(t), accompagne des « personnes mortes dans la solitude, à l’hôpital, en maison de retraites, ou dans la rue… ».
Chaque année, ce sont entre 50 et 100 personnes qui sont prises en charge, de la mise en bière jusqu’à l’enterrement au cimetière, par le collectif. « C’est mieux que la fosse commune, poursuit-elle. Ça permet d’avoir un lieu pour se recueillir. »
Si la Ville de Lyon ne finance pas le collectif Morts sans toi(t), elle doit prend en charge les obsèques des personnes isolées ou dépourvus de ressource. « Nous finançons également une toilette funéraire pour le visage, une plante et un recueillement en salon funéraire. On organise aussi tous les ans une cérémonie des morts sans toit, à l’Hôtel de ville », présente Laurent Bosetti (L’Après), adjoint à la politique funéraire de la Ville de Lyon, qui relève le « travail remarquable et précieux » du collectif.

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