C’est un discours qu’ont entendu, à maintes reprises, les victimes de la pollution aux Pfas (dit “perfluorés”) : il nous faut des preuves. Comprenez : scientifiques (et non journalistiques).
Malgré les révélations qui s’enchainent depuis mai 2022 sur ce scandale sanitaire, ayant pris depuis une ampleur nationale, on trouve encore des défenseurs d’industriels non convaincus par les travaux des journalistes sur la dangerosité pour la santé humaine de la pollution aux perfluorés.
Pour cause : les études menées jusqu’à présent (notamment par les services de l’État) ont montré la présence de ces polluants dans l’eau, le sol, les potagers, les œufs… Mais il restait le dernier maillon de la chaîne : l’homme.
« Les seules données que nous avons sur le sujet sont nationales. On sait que toute la population française est contaminée, mais on ne connaît pas la contamination précise d’habitants vivant à côté de sites industriels », développe Emmanuel Martinais, chargé de recherche à l’ENTPE ayant longuement travaillé sur la question des risques industriels dans la vallée de la Chimie.
Pour établir cela, il n’y avait qu’une solution : le lancement d’une étude de “bio-imprégnation” où le sang de centaines de personnes sera testé pour estimer les taux de contamination de la population. Trois ans et demi après le début du scandale, cette étude va enfin être lancée. Nom de cette première française : Perfao. Son objectif ? Sortir des données scientifiques qui pourront alimenter, à terme, des décisions publiques ou des décisions judiciaires.

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