La menace d’une expulsion se rapproche. En ce début d’été, la Ville de Lyon a pris des mesures pour déloger les familles qui occupent l’ancienne école Gilibert. La procédure a été engagée début juin, avec un délai d’exécution fixé au 20.
Selon le collectif Jamais sans toit, ce sont neuf familles sans-abri, dont 18 enfants, qui pourraient se retrouver à la rue. Pour s’opposer à cette expulsion, les occupants de Gilibert et leurs soutiens appellent à rejoindre le rassemblement des familles le mardi 17 juin à partir de 17h30 devant l’Hôtel de ville de Lyon.
La peur du retour à la rue pour les familles sans-abri à Lyon
En novembre 2024, 70 personnes sans-abri, dont 45 enfants, s’installaient dans l’ex-école Gilibert à Lyon. Les familles avaient quitté leur précédent emplacement, sous le passage Carnot à Perrache, poussées par la crainte d’une expulsion de leur campement. Elles avaient trouvé refuge dans cet ancien établissement vacant depuis juin 2024. Depuis, la municipalité lyonnaise tolérait l’occupation des lieux, faute de meilleure solution.
Ce moment de répit a pris fin le 1er avril, au lendemain de la fin de la trêve hivernale, lorsque la Ville a entamé une procédure pour déloger les familles. Le motif ? La municipalité s’est engagée auprès de l’École nationale supérieure des beaux-arts (ENSBA). Dès la rentrée 2025, l’école Gilibert doit accueillir un programme de pratiques artistiques amateurs. Malgré la mobilisation des associations, les familles sans-abri n’ont pas obtenu gain de cause au tribunal administratif.
Neuf familles sans solution
Interrogée en avril 2025 par Rue89Lyon, Sophia Popoff (Les Écologistes) adjointe au Logement, rappelait que c’est à la préfecture du Rhône qu’incombent les compétences d’hébergement d’urgence. « On est vraiment dans l’attente d’une réponse de l’État pour mettre à l’abri les familles de façon pérenne et digne », affirmait l’élue.
« Nous, collectif de soutien des familles des Gilibert, demandons, une fois de plus, à l’État de respecter la loi et de proposer un logement à ces enfants », appuie le collectif Jamais sans toit.
Selon le collectif, Sophia Popoff et JST ont été reçus ensemble par la préfecture le 16 mai, afin de trouver une solution pour les occupants de l’école Gilibert. Depuis, deux familles ont été prises en charges par les services de l’État. Pour les autres, la seule issue est pour l’instant de retourner dormir dans la rue.

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