« Ils m’ont gazé. Puis, ils m’ont mis un truc sur la tête, et ça a fait vrrrrrrr »
Souleyman (prénom modifié) est tout juste de retour sur la place Mazagran, ce jeudi 10 avril, à 17 h. Quelque peu hébété, le jeune homme sort du commissariat. La veille au soir, vers 20 heures, il a été interpellé par les forces de l’ordre qui le soupçonnaient de vendre de la drogue. Régulièrement présent sur la place, ce n’est pas la première fois qu’il a affaire à des policiers, qui surveillent quotidiennement les points de deal autour des jardins partagés.
Sauf que cette fois-ci, l’interpellation, à l’angle de la rue Montesquieu et Sébastien Gryphe, a été particulièrement violente pour le jeune homme, aussi atteint de problèmes psychiatriques. Selon le premier intéressé, les policiers lui ont demandé de « montrer » la drogue qu’il est accusé de vendre. « Mais je n’avais rien », assure-t-il. « Quelqu’un m’a dit : quand ils t’attrapent, il faut que tu cries. Alors, j’ai crié », raconte-t-il.
Violences policières place Mazagran : « Ils l’ont tasé alors qu’il était allongé par terre »
« Ils l’ont maîtrisé, mais comme il criait, ils lui ont mis un coup de taser », décrit Axil (prénom modifié), un jeune homme qui traine sur la place. Alertés par le bruit, plusieurs voisins et membres d’un bistrot de la rue ont assisté à la scène.

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