L’occupation aura été de courte durée. Entrés dans les lieux le vendredi 11 octobre, les occupants du squat du 24, rue Chevreul ont été délogés mercredi 23 octobre, tôt dans la matinée, par les forces de l’ordre.
Il s’agit de la deuxième expulsion de squat en deux jours à Lyon. La veille, les 70 habitants du 13, rue Neyret, principalement des mineurs non accompagnés « en recours », avaient également été mis dehors.
À huit jours de la trêve hivernale, la préfecture a donc intensifié ses actions. Depuis la rentrée, les lieux d’occupations sont vidés à grande vitesse. Les habitants de la rue de Bourgogne (Lyon 9e), du squat de la rue Dedieu (Villeurbanne) et de l’ECG se sont ainsi retrouvés de nouveau sans toit. Ceux du 110, avenue Berthelot ont quitté d’eux-mêmes leur hébergement après un deal avec le propriétaire des lieux. Au moins six squats ont donc été vidés, en moins de deux mois.
À Lyon, une expulsion de squat sans arrestation, d’après les collectifs
Selon un post du réseau squat 69, aucune arrestation n’a eu lieu lors de l’intervention. L’intervention aurait été possible via l’application de la loi Kasbarian-Bergé. L’expulsion a fait réagir la députée LFI de Lyon, Anaïs Belouassa-Cherifi, qui a apporté son soutien aux « collectifs mobilisés » sur X (ex-Twitter).
La veille, l’expulsion du squat Neyret avait provoqué l’émoi de la députée écologiste Marie-Charlotte Garin, des majorités écologistes de la Métropole et de la Ville de Lyon. La mairie du 1er avait ouvert ses portes aux jeunes migrants, après leur expulsion.
Cette nouvelle expulsion arrive alors que le système d’hébergement d’urgence mis en place par la préfecture est, toujours, ultra saturé. Autant dire que les tentes n’ont pas fini de pousser dans les rues de la métropole lyonnaise.


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