Les pluies diluviennes qui se sont abattues sur la région lyonnaise, dans la nuit du 16 au 17 octobre, puis le 17 octobre dans la journée, ont créé d’importants dégâts. Le sud de Lyon est particulièrement touché : Givors sous les eaux, autoroutes A7 et A47 inondées, trafic ferroviaire entre Lyon et Saint-Étienne interrompu… Les inondations sont telles que la commune de Brignais a déclenché sa sirène d’alerte et a organisé l’évacuation des personnes habitant en zone inondable.
Comme les canicules, sécheresses, cyclones ou encore les vagues de froid, les inondations font partie de la catégorie des évènements climatiques extrêmes. Pascal Yiou, directeur de recherche au Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement, analyse cet épisode violent qui secoue la métropole de Lyon, et son lien avec le changement climatique.
« Les fortes précipitations n’expliquent pas seules les inondations dans la métropole de Lyon »
Rue89Lyon : Plusieurs villes de la métropole de Lyon font face à des inondations, comment en est-on arrivés là ?
Pascal Yiou : « En ce moment, il y a une grosse dépression qui balaie le sud de la France. De l’air chaud remonte de la Méditerranée et est brassé avec de l’air froid qui vient du nord de la France, ce qui provoque d’intenses précipitations. Toute la pluie tombe sur un axe large, entre les Cévennes et les Alpes-Maritimes. C’est ce qu’on appelle un épisode cévenol. On s’attend à un cumul de précipitation de 500 millimètres en 48 heures dans certaines zones (112 mm à Brignais jeudi 17 octobre, ndlr). Ces cumuls de précipitation en si peu de temps sont particulièrement extrêmes. C’est parfois ce qui tombe en un an.
Cependant, ces fortes précipitations n’expliquent pas seules le débordement des rivières. C’est plus compliqué que ça : il faut que l’eau ne puisse pas pénétrer dans le sol pour rejoindre les nappes phréatiques. Il y a deux raisons à cela.

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