On a d’abord cru que le procès serait une nouvelle fois reporté. Dans une salle remplie d’avocats et de journalistes, les débats entre la Métropole de Lyon et les géants de la chimie Arkema et Daikin au sujet des perfluorés (ou Pfas) ont mis du temps à démarrer. Mais ils ont enfin eu lieu, après un premier renvoi le 9 avril dernier. Comme un écho à la première manifestation anti-perfluorés, organisée dimanche 26 mai à Oullins-Pierre-Bénite.
Concrètement, l’exécutif écologiste à la tête de l’agglo souhaite qu’une large étude indépendante soit menée pour connaître l’étendue et les conséquences de la pollution aux perfluorés au sud de Lyon, et particulièrement autour du champ captant de Chasse-Ternay, qui alimente 200 000 personnes en eau potable.
L’objectif de l’assignation d’Arkema et Daikin devant la justice, un « référé-expertise », est d’accélérer la procédure, alors que de nombreuses interdictions préfectorales de pêche ou de consommation d’œufs ont déjà été prises au sud de Lyon.

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