Ce jeudi soir de mars, une centaine de fidèles se sont rassemblés dans l’église Saint-Nizier. Nous sommes quelques jours avant la semaine sainte et les solennités sont de mise. Pas de messe en latin, ici on est plutôt musique entraînante et chants sympathiques.
La messe de ce soir est dédiée aux malades, « à ceux qui sont éprouvés ». Le père Charles formule des prières de guérison « physique ou spirituelle ». Parmi les fidèles, quelques personnes marchent avec des béquilles. D’autres ont besoin d’aide pour avancer et certains prient pour des proches, malades.
C’est le cas de Marie, qui s’est déplacée depuis La Tour-de-Salvagny. À la suite d’un séjour à Lourdes il y a trente ans, elle affirme que ses capacités respiratoires sont passées de -50 % à +120 %, alors qu’elle risquait une opération. Depuis, elle prie régulièrement pour les malades. « Le seigneur exauce souvent les prières. Ça n’a rien de magique, c’est l’Évangile », explique-t-elle.
L’Emmanuel : une communauté charismatique, adepte des prières de guérison
Marie poursuit aujourd’hui son engagement spirituel au sein de la communauté de l’Emmanuel. Ce jeudi soir, c’est justement celle-ci qui organise la messe. Tout au long de la cérémonie, des laïcs (qui ne font pas partie du clergé, ndlr), visibles à leur écharpe orange, sont positionnés au fond de l’église et accueillent les malades qui souhaiteraient recevoir la prière de guérison. Depuis le chœur, on avise quand même l’assistance « de ne pas arrêter les traitements médicaux » pour autant.
En quelques années, prières de guérison, de libération et de délivrance ont connu un essor important au sein de l’Église catholique, partout dans le monde. Plus particulièrement, à l’intérieur de ces communautés dites « charismatiques ».

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