Railcoop vit-elle ses dernières heures? La société coopérative – dont l’ambition était de relancer un train « citoyen » entre Lyon et Bordeaux – est acculée par les difficultés économiques. Après l’échec d’une nouvelle levée de fonds, fin septembre, pour payer salaires et frais de fonctionnement, l’entreprise devrait se placer sous la protection du tribunal de commerce. « Nous étudions tous les moyens possibles pour déclencher un redressement plutôt qu’une liquidation. La décision sera prise la semaine prochaine » a indiqué la coopérative. La société accusait une perte nette de 4,3 millions d’euros en 2022. Une assemblée générale doit se tenir samedi 7 octobre, afin de valider ou non la poursuite des activités de Railcoop.

Des fonds privés pour relancer le Lyon-Bordeaux?
Officiellement, les quelques 14 500 sociétaires sont amenés à se prononcer sur le changement de stratégie envisagé par l’exécutif de Railcoop. A savoir, l’appel à des fonds privés. Le fondateur et PDG de la SCIC (société coopérative d’intérêt collectif), Nicolas Debaisieux, avait présenté le 21 septembre dernier un plan prévoyant la création de deux nouvelles sociétés, l’une de location de train et l’autre de commercialisation, toutes deux détenues par Serena Industrial Partners, un fonds d’investissement spécialisé dans les transports. Loin, très loin de la fable de la petite ligne de train détenue par de simples citoyens.
En mars dernier, Rue89Lyon se faisait déjà l’écho des difficultés administratives, techniques, et économiques de l’entreprise. En plus de tensions internes. Depuis, plusieurs cadres ont quitté le navire. Alexandra Debaisieux, sœur du PDG et directrice déléguée, s’est mise en retrait de la coopérative en avril.

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