Vendredi après-midi, la place François Mauriac, au Mas du Taureau est bien calme. Une ambiance à l’opposée des deux soirs passés au son des mortiers artifices et des tirs de lacrymogène. Ce matin-là, les habitants se sont réveillés sans bus, les stations de la place ne sont pas desservies jusqu’à 20h, et ne le seront sûrement dans la soirée.
À Vaulx-en-Velin, plus qu’ailleurs, les émeutes sont ancrées dans l’histoire de la ville. Elle sont même instaurées comme une presque tradition, chaque 14 juillet. Mais après la mort du jeune Nahel, 17 ans, tué par la police à Nanterre, mardi 27 juin, les jeunes de Vaulx se sont embrasés spontanément. De colère. Mercredi et jeudi, ils ont affronté les forces de l’ordre, toute une partie de la soirée.
Ce qu’on appelle communément « émeutes », lorsqu’elles ont lieu dans une commune populaire comme Vaulx-en-Velin peuvent en réalité être vues comme de véritables révoltes. Des révoltes sans pancartes mais qui disent en filigrane toute une colère larvée contre l’institution policière, contre le racisme, contre l’État.

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