Deux manifestants ont été blessés à la tête par des palets de lacrymogène.
Sophie (le prénom a été modifié) a les yeux embrumés de fatigue et de lacrymogène. Membre du service d’ordre syndical, elle a piétiné pendant six heures pour atteindre la place Bellecour (Lyon 2e) en partant de la place Jean-Jaurès (Lyon 7e). D’ordinaire, ce trajet ne prend que 40 minutes pour un marcheur lambda. Le tout, sous une pluie de lacrymogènes « vraiment agressive », décrit la syndicaliste CGT.
« La réaction des forces de l’ordre était disproportionnée. On avançait pacifiquement et on en a pris plein la gueule. Une grenade assourdissante a explosé près de moi à Guillotière, ça m’a fait le même effet que quand j’ai pris un coup de matraque le 6 avril. »
Cette année, la fête des travailleurs et travailleuses sonnait également la 13e journée de mobilisation contre la réforme des retraites. 45 000 participants selon l’intersyndicale et 17 000 selon la préfecture ont marché à Lyon ce 1er mai. Un record comparé à l’édition 2022, qui avait rassemblé entre 4 000 et 6 000 manifestants.

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