Plusieurs centaines de personnes font la queue devant l’entrée du Boomrang, au croisement de la rue de l’Épée et de la rue Gutenberg, à la Guillotière. Le public attend dans le froid de la fin du mois de novembre que les portes du tiers-lieu culturel peinturluré ouvrent. Après être entrés, les spectateur·ice·s se réchauffent autour d’une bière servie dans un écocup aux couleurs du Ninkasi et attendent impatiemment le début du drag-show. Gemini K, drag queen lyonnaise, monte enfin sur scène sous un déferlement d’applaudissement et de cris enthousiastes.
« Le drag est une expression festive du genre où on s’amuse à déconstruire notre propre identité à travers un personnage et à travers des performances », explique-t-elle.
Le principe du drag est de reprendre les stéréotypes de genre et de pousser le curseur le plus loin possible. Un drag king fera souvent appel à des accessoires typiquement « masculins » – haut-de-forme, pipe, costard, moustache – quand une drag queen aura souvent des vêtements très courts et plein de couleurs, une coupe de cheveux extravagante, des ongles démesurés, un sac à main, des talons hauts…
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