[Vidéo] Depuis le 1er mai, des dessins et collages accompagnés d’un QR code recouvrent de nombreux murs du quartier de la Guillotière. À l’initiative du collectif d’artistes Garoue-Garou, cette exposition de street art à ciel ouvert à Lyon 7e a modifié l’aspect des rues et la façon dont on peut traverser le quartier.
« Les artistes ont besoin d’un regard extérieur », nous explique simplement l’une des membres du collectif d’artistes, lorsqu’on la rencontre affublée d’un collant sur la tête, entre le masque de braqueuse et le déguisement de lapin. Mais la fermeture des lieux et la distanciation, depuis un an, n’a quasi plus permis les rencontres. C’est en partant de ce constat que l’idée du collectif Garoue Garou a vu le jour.
Garoue Garou, collectif ouvert
Sous forme d’un parcours à ciel ouvert dans les rues de la Guillotière (Lyon 7e), des artistes de profession mais aussi amateurs ont nourri cette expo qui a démarré début mai avec 48 œuvres. Une déambulation dans les rues du quartier peut donc désormais se faire au fil de petits oiseaux qui indiquent le chemin à suivre pour ne rien louper.
A côté de chaque dessin, on trouve un QR code qui dirige vers un podcast audio, dans lequel l’artiste explique sa démarche.
En plus d’être ouverte à n’importe quel visiteur, l’expo de Garoue Garou est aussi ouverte à tout artiste, confirmé, ou en herbe. Pour cela, il suffit de coller son œuvre sur un mur du quartier et ensuite ajouter son emplacement sur la carte qui se trouve au départ du parcours.
« Et là vous faîtes partie de Garoue Garou. »
Des œuvres plus ou moins éphémères
Si certains habitants du quartier et de Lyon sont sensibles à l’initiative, largement partagée et commentée sur les réseaux sociaux, certains y sont plus hostiles. Quelques jours après le vernissage, on retrouve déjà plusieurs dessins ou QR code arrachés.

Certaines œuvres disparaissent sans plus d’explications. A cela s’ajoutent les aléas climatiques. Certains dessins sont toutefois partagés et mis en avant par les propriétaires ou locataires des locaux derrière les murs.
Le collectif, qui est lui-même éphémère, reste vigilant et recolle, répare, inlassablement. Lorsque cela devient impossible car en trop mauvais état, seul le QR code est recollé pour laisser une trace, même sans le dessin.
Certains dessins ont acquis une nouvelle forme après avoir été dégradés, reconstitués sous une forme nouvelle. Dans ce type de projets :
« Il y a des dessins qui sont arrachés dès le lendemain et puis certains qui peuvent rester plusieurs années ».
C’est la rue qui décide.

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